I. Elémens stratigraphiques et pétrographiques de
rétage calcaire supérieur G.
(Voir les sections PI. 1—2.)
Notre étage G se compose de trois formations principales y OU bandes superposées , que nous désignerons par les notations gl — g2 — g 3. Leur ordre de superposition ainsi que le caractère pétrographique le plus apparent et la puissance approximative de chacune d'elles sont indiqués par les lignes qui suivent:
Puissance,
g 3 masse de calcaire noduleux trèssemblable au calcaire de g 1 50 à 100 mètr.
g 2 schistes argileux fissiles renfermant des sphéroïdes calcaires sans quartettes . . • • . . . 20 à 160 mètr.
g 1 masse de calcaire noduleux trèssemblable au calcaire de g 3 150 à 200 mètr. à la base.
Ces notations n'ont pas été antérieurement employée^ par nous pour distinguer les subdivisions de Fétage G ^ mais
les textes de notre Esquisse géologygue , que nous allons reprocfuîre, montrent que nous avions déjà nettement défini les principales formations en 1852.
Depuis cette époque, le progrès de nos études nous a successivement amené à une connaissance plus intime de cette importante partie de notre division supérieure, qui avait longtemps causé de l'hésitation dans notre esprit, ainsi que nous le dirons ci-après (chap. 7). Enfin, à Faide des documens de toute nature que nous avons patiemment recueillis, pendant plus de 25 ans, nous sonunes parvenu à distinguer avec ime parfaite sécurité, sous les rapports stratigraphiques et paléontologiques , les trois subdivisions que nous établissons définitivement aujourd'hui dans notre étage calcaire supérieur G.
L Bande calcaire inférieure gl.
Cette formation a été décrite en 1852 dans notre Esquisse géologique (Syst, SiL de Boh, p. 79) dans les termes suivans:
„Le passage entre l'étage moyen F et l'étage supérieur G se fait d'une manière insensible. Les masses calcaires qui composent ce dernier se font cependant reconnaître, en général, par des bancs plus épais et un aspect argileux, que ne présente pas l'étage moyen. La plupart des couches de l'étage supérieur paraissent composées de rognons irréguliers plus ou moins gros, depuis le volume d'une noix jusqu'à celui de la tète. Ces rognons sont écrasés les ims contre les autres et plus ou moins soudés ensemble, suivant la nature et l'épaisseur d'une petite couche d'argile qui les enveloppe. Tantôt cette pellicule argileilse très^ince résiste aux actions atmosphériques, et alors la couche calcaire reste solide; tantôt, au contraire, l'argile se délite à l'air, et alors les rognons deviennent aisément libres. Dans tous les cas , le calcaire formant ces rognons est compacte, et présente une pâte très-fine traversée souvent par
des veines de spath calcaire blanc. On remarque aussi dans leur intérieur des nodules de quartz noirâtre, ou chert, dont nous avons déjà parlé. La couleur de la pâte calcaire est le plus souvent grisâtre , mais elle paraît aussi verdâtre, et elle devient rouge dans diverses localités. Les teintes varient quelquefois dans Fétendue d'un même banc"
Cette description des calcaires gl nous parait suffisante, et s'applique à toutes les localités de notre bassin où cette formation est accessible.
Nous ajouterons seulement une observation dont Timportânce se manifestera dans le chap. 7. C'est qu'à la partie supérieure de g 1 il existe, dans diverses localités, une série de couches qui se distinguent par leur ténuité relative, et par la grande fréquence des silex noirs qu'elles renferment.