IV. Bandes schisteuses h 1 — h
La bande schisteuse supérieure h 3 n'existant pas aux environs de Hluboèep, ne sera pas mentionnée dans ce qui suit
Les bandes h 1 — h 2, sous le rapport de la cohésion de leurs roches, étant complètement analogues à la
bande schisteuse g 2, ont dû subir J^s mêmes effets des agens atmosphériques. Elles ont donc été largement dénudées, et elles ne sont aujourd'hui représentées que par des lambeaux isolés, ainsi que nous Favons constaté dans notre Esquisse géologique en 1852, et répété ci-dessus.
On conçoit donc aisément, que ces formations aient disparu sur le coteau gauche du vallon de Hluboëep, notamment au pied de la crête de Ëvahov, où notre section constate leur absence, du moins à la surface du sol, obstruée par des débris de toutes les roches voisines.
Les sections de M. M. Erejëi et Lipold indiquent, au contraire, la présence des schistes de H sur ce versant C'est ime simple erreiir de fait, car sans les dénudations, ces formations seraient parfaitement à 4eur place sur les calcaires de g3, c. à d. sur la surface de Évahov.
Sur le coteau droit du vallon, les sections de M. M. Erejëi et Lipold s'accordent avec la nôtre pour indiquer la présence d'un grand lambeau de' notre étagé^H, reposant en stratification concordante, sur la surface de l'étage G.
Malheuresement, cette partie de H, composée de la formation inférieure h I et de la formation moyenne h 2 décrites ci-dessus (p. 17) a été considérée par nos adversaires comme identique avec la formation g 2 du ravin blanc, sur le coteau gauche. Bien que l'erreur de cette identification ait été sufiisamment démontrée par tout ce qui précède, elle devient encore plus manifeste par les deux observations suivantes:
1. Dans cette localité, il arrive accidentellement que les schistes de h 1 n'ofirent pas la moindre alternance avec les calcaires de g 3. C'est ce que démontre la belle section naturelle déjà mentionnée à la carrière dite û Zajeskuj au point où la chausée pénètre dans Hluboëep, en venant de Prague. Ainsi , la bande h 1 étant absolimient
iénuée de calcaire, comme la bande superposée h 2, leur ^Bsemble contraste totalement, par ce seul fait, avec la 3ande schisteuse g 2, où les sphéroïdes calcaires abondent, 3t qui renferme même des couches de cette roche, dans le rayin blanc, de l'autre côté du vallon de Hluboëep.
2. Les schistes de h 2 offirent, comme partout ailleurs, les alternances très - multipliées avec des lits minces de ^uartzitesj tandisque par opposition, il n'existe aucune trace le quartzites dans g 2, ni dans le ravin blanc, ni ailleurs.
Ces deux considérations, fondées sur les plus simples caractères extérieurs ou pétrographiques , auraient dû sufire pour détourner nos contradicteurs de l'idée d'assimier les schistes de H avec la bande g 2, même sans avoir >e0oin de recourir aux caractères paléontologiques, qui doivent contribuer à distinguer ces divers horizons.
Les bandes schisteuses h 1 — h 2 peuvent être faciement étudiées sur le coteau droit du vallon de Hlubo- Sep» parce qu'elles sont fortement sillonnées par plusieurs "avilis très-profondfi, et de plus, parce qu'elles ont été récemment entamées par la construction de la chaussée allant rers Slivenetz. On peut donc se convaincre aisément, que a composition de leurs roches est complètement différente le celle des roches de g 2.
Nous faisons abstraction des troubles multipliés, que es bandes h 1 et h 2 ont éprouvés dans cette localité. Ces roubles, qui consistent dans leur morcellemeut et les brus- [ues variations dans Finclinaison de leurs lambeaux, se conçoivent aisément, si l'on remarque, que le point où les Muides h 1 et h 2 sont traversées par notre section , CBt roisin de la grande fracture syndinale de notre bassin.