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Ces espèces se divisent en 2 catégories

a. Les espèces coloniales sont indiquées par les caractères ordinaires.

Nous répétons, que nous considérons comme espèces coloniales, celles qui ont été énumérées en 1870, dans notre Défenst des Colonies, /F, p. 125. Nous ajoutons cependant les 2 espèces Monograptus turriculatus et Betiolit, GeiniizianuSj qui existent réellement dans les colonies, mais qui n'ont pas été portées sur le tableau cité, en 1870.

b. Les espèces de notre bande e 1, qui ne se trouvent pas dans nos colonies, sont indiquées par les caractères italiques.

3. Sous le rapport de la concordance entre les 3 colonnes du tableau qui précède, il y aurait quelque chose à désirer. Nous concevons très bien, que les colonnes extrêmes, à gauche et à droite, ne concordent pas ensemble, parceque Tune constate les connaissances de M. Lapworth en 1870, et l'autre, en 1880. Mais, il nous est plus difficile de comprendre, pourquoi les 2 colonnes de 1880, empruntées aux p. 41 et 73 de la même publication du savant Ecossais, présentent entre elles de notables différences, sans aucune justification.

4. Sur la p, 41^ nous ne voyons que 9 Graptolites de la Bohême, tandisqu'il y en a 10 sur la p, 73,

Bastr, Linnaei^ nommé sur la colonne à gauche, ne se trouve pas sur les 2 listes de 1880.

De même, Grapt. colonus^ énuméré sur la colonne à gauche en 1870, et qui semblait d'abord très caractéristique de la série, a été supprimé en 1880, sur les 2 listes successives.

Par contraste, Monograpt. Halli est introduit sur la p. 41, tandisqu'il ne figure pas sur les 2 autres listes.

Grapt. Nilssoni^ compté dans la liste de 1870, manque sur les 2 autres colonnes.

Orapt. rroteus, qui figure sur les 2 colonnes extrêmes, manque dans la colonne médiane.

Grapt, spiralis ne se trouve pas sur la colonne à gauche^ tandisqu'il est énuméré sur les 2 autres colonnes.

Diplograptus palmens, inconnu en 1870, est énuméré les 2 listes de 1880.

iJiplograptus folium ne se trouve que sur la colonne à droite.

Nous n'attachons pas une grande importance aux différences, que nous signalons, et nous sommes disposé à crcHre, que chacune d'elles est en connexion avec un progrès dans les études de M. Ch. Lapworth.

5. En somme, d'après la liste placée à droite de notre tableau et qui est à la fois la plus récente et la plus complète, nous voyons que le groupe de Gala renferme, selon M. Lapworth, 10 de nos espèces, parmi lesquelles 9 ont apparu d'abord dans nos colonies. Ces 10 espèces ont coexisté plus tard dans la bande el.

Il n'y a sur cette liste qu'une seule espèce non coloniale, Monogr. Barrandei Suess, peu importante, puisque son identité est exprimée avec doute par M. Lapworth.

6, Nous venons de constater que, sur le tableau de M. Lapworth p. 73^ 1880^ le nombre des espèces de Grraptolites du groupe de Gala s'élève à 26, y compris les 10 espèces de la Bohême que nous venons de citer.

Ainsi, ces 10 espèces constituent la proportion ^2 = 0.38 de la faune graptolitique de Gala.

Cette proportion dépasse notablement celle de 0.21, que nous venons de calculer comme indiquant la connexion entre notre faune coloniale et celle des schistes de Birkhill, cidessus p. 27.

:r D'après cette proportion 0.38, en faisant abstraction de

rapparition coloniale en Bohême, on pourrait admettre, que le groupe des Graptolites de Gala représente plausiblement le

- ' groupe des Graptolites de notre bande e 1 ; ce qui ne signifie

pas à nos yeux, que ces 2 groupes ont été absolument con- ^ temporains.

Notre bande e 1 possède en outre une faune relativement riche en Céphalopodes, Gastéropodes . . 6* . ., dont nous ne voyons aucune trace dans le groupe de Gala. Cette circonstance mérite l'attention des savants. Nous croyons inutile en

- ce moment d'insister sur cette différence.

'^ Horizon assigné par M. Lapvrorth au groupe de Gala, dans la série systématique silurienne, en Angleterre.

La question très importante de cet horizon a été successivement résolue par M. Lapworth de 2 manières très différentes.

En 1870, après avoir étudié avec beaucoup de soin, les

apparences stratigraphiques du groupe de Gala et la nature

: des principaux éléments paléontologiques de sa faune, le savant

: Ecossais formulait, comme il suit, les résultats de ses re-

; cherches :

„En considérant tous ces faits, je suis d'opinion que:

1. le groupe de Gala constitue une subdivision bien marquée et continue du silurien inférieur, en Ecosse.

2. Il est immédiatement supérieur aux schistes de Moffat, dans la série de ce silurien inférieur.

3. En vertu de cette position et de sa faune particulière, il est démontré qu'il représente une partie de la formation de Caradoc de la Siluria/' (GeoL Magajs., Vol, VII, j). J384, 1870.)

On doit remarquer que, sur la page précédente (283)^ M. Lapworth soutient cette opinion , contrairement à celle du Geol, Survey d'Angleterre et du Prof. Sedgwick.

En 1880, sur les p. 41 et 72 de sa Distribution gédO' ffique des Rhabdophora^ M. Lapworth n'assimile plus Thorizoo de Gala à celui de Caradoc ou Bala.

D'abord, sur la p, ily sans faire aucune allusion à l'opinion formulée dans son mémoire de 1870 et que nous venons! de traduire, il se borne à dire:

,,Les couches de Birkhill sont recouvertes par une vaste série de quartzites, de dalles (grits, flagstonesj et de schistes, que j'ai nommée groupe de Gala. A ce groupe appartiennent aussi les roches de Hawick, qui sont distinctement inférieures aux couches de Riccarton, ou Wenlock de Kirkcudbright et de Roxburgh/*

Cette explication, qui demanderait un peu plus de clarté, est nettement éclaircie par le titre que nous lisons sur la p. 72 de la même publication, savoir:

Gala ou groupe de Tarannon.

A la suite de ce titre, M. Lapworth considère le groupe de Gala comme un groupe de transition, dont les couches inférieures passent graduellement par leur faune dans les couches de Birkhill, tandisque ses zones supérieures passent insensiblement vers le haut dans les Riccarton Flags, qui sont, dans le Midi de l'Ecosse, les équivalents des couches de Wenlock de la Siluria. Puis il ajoute:

„Cela paraît aussi être le caractère zoologique général des schistes de Tarannon, dans le pays de Galles et le Nord de l'Angleterre. Ces schistes occupent, dans la série systématique, la place du groupe de Gala, auquel cependant ils sont grandement inférieurs en puissance verticale, comme en richesse et en variété de leur faune graptolitique.

Heureusement, pour définir la faune des couches de Tarannon, M. Lapworth présente les documents suivants, sur la p. 39 de la même publication:

, J'ai découvert des Rhabdophora en abondance, dans les :histes dits de Tarannon, dans le voisinage de Conway, North /aies, sur les escarpements vis-à-vis le vieux château pittoîsque."

La liste de M. Lapworth, p, 39, renferme 11 espèces, armi lesquelles nous reconnaissons 7 de nos Graptolites de ohême. Pour faciliter les comparaisons, nous avons énuméré îs espèces sur le même tableau que celles de Gala, ci-dessus

Nous reproduisons ici les noms des espèces de la Boême. Toutes appartiennent à notre bande el et toutes, exspté Monogr. Halli, sont coloniales.

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