‹ Défense du christianisme, ou, Conférences sur la religion (volume 2)Chapitre 19 sur 60 · PROUVÉE PAR LA FOI »U GENRE HCMAIX · texte numérisé non relu

PROUVÉE PAR LA FOI »U GENRE HCMAIX

été celle de toutes les écoles , de tous ceux qui , avant Epicure , étoient regardés comme les princes de la philosophie. L'apôtre saint Paul leur reproche moins d'avoir méconnu la Divinité , que de ne l'avoir pas glorifiée comme ils le dévoient. Il est vrai , le Dieu créateur , qui a tiré l'univers du néant , qui a sur la matière un souverain empire ; esprit pur , qui étend sa providence jusqu'à la moindre de nos actions, qui doit en être le juge après en avoir été le témoin , qui réserve dans la vie future des ch.Uiinens au vice et des récompenses à la vertu : ce Dieu, le seul véritable, et qui est celui des chrétiens , n'a pas été connu dans les écoles de Rome et d'Athènes aussi parfaitement qu'il l'est aujourd'hui ; et voilà pourquoi avancer que les chrétiens ont emprunté des païens leur connoissante de la Divinité seroit l'assertion la plus mensongère. Mais faut-il donc voir l'athéisme là où l'on ne voit pas toute la pureté de la doctrine chrétienne? Suivant saint Augustin (1) , l'opinion la plus commune parmi 1rs savans païens , c'est que Dieu est l'ame du monde; idée trop grossière, et dont il seroit facile d'abuser : mais par là ils entendoient l'être intelligent, qui, par sa puissance, par les conseils de sa sagesse et de sa prévoyance , anime et gouverne le monde, connue l'aine gouverne le corps. Le plus docte des Romains, Vairon, disoil que ceux-là ont bien compris la nature de Dieu, qui l'ont représenté comme une aine qui gouverne le monde par le mouvementé! la raison (2). Certes, mettre crûment Séuè—

l Oé Civittlc Del, lil>. IV, <\ip. in. — [3) Tbid. cap. lui.

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que et Gcéron au rang rlos athées . pan e qu'ils n'auront pas été atseï pan «I m - leui di exacts dans leur langage , serait une manière de raisniiiii r aussi absurde en logique, qu'injuste envers ces illustres personnages.

Observons enfin . que 1< - po tes • t I ^ orateurs onl i élébi élapui I '

de cet univi i humaines : c'< -i

page d'Homère, d'Hésiode, d'Horace, de V d'Ovide, et de bien d'autres encore. <>u sait combien Homère s'est montré sublime, en faisant dire à Jupiter, parlant aux habitans de l'Olympe : - Atta- » chez une chaîne d'or à la ; que tous les

a dieux et les déesses suspendus à cette chaîne u.n- » sent leurs efforts; jamais il- ne pourront entraîner •• vers la terre le souverain Jupiter. Moi j'en! » si je le vêtu . li chatni ei les dieux . < i la I •~ K s mers ; j'attai herai « nsuitc la chaîne au s » de l'Olympe, et tout y demeurera suspendu : tant » non pouvoir surpasse relui des hommes et des - dieux (1)? ..

C.\n esi assez, clins un discours de la nature de* nôtres, pour faire voir que la connoissance du vrai Dieu, si elle étoit ait. ni1, n'étoit pas «'teinte dans l'esprit «le ce que l'antiquité païenne a eu de plus savant et de plus habile : elle ne l'étoît pas même parmi le peuple. Le crime des idolâtres étoit de nr pas rendre au Dieu véritable un culte saint et pur, de prostituer les honneurs divins en les adressant à

(.; IlUd. lib. VIII.

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