TROUVÉE PAR LA FOI DU GENRE HUMAIN
des oisifs; mais d'une doctrine commune à tous, liée à la conduite de l'homme , à laquelle il ne peut refuser le plus vif intérêt : il s'agit d'une doctrine sans cesse rappelée dans les ouvrages de tous les écrivains, toujours discutée , plus d'une fois combattue , et toujours triomphante. La source doit en être nécessairement ou dans des passions et des préjugés commun; à tous , ou dans une raison commune à tous. Or, que par les préjugés et les passions on explique les erreurs qui ont défiguré le fond de la doctrine, on le conçoit; mais le fond même de la croyance est inexplicable autrement que par la raison.
Ainsi , que l'homme ait imaginé faussement des dieux corporels , je le conçois ; c'est une erreur des Sens, semblable à celle qui nous porte à croire que le soleil tourne autour de la terre. Nous ne sommes entourés que d'objets matériels , L'imagination ne saisit pas la nature des esprits ; et >i nous , chrétiens , qui avons des idées plus pores sur cel esprit immortel, neos De pouvons nous défendre de nous le peindre sous des images sensibles , faut-il donc s'étonner que les païens aient transporte'- à leurs dieux les foi mes et l'appareil des puissances de la terre ?
Que l'homme ait faussement mulaplié la Divinité, je le eonçois ; c'est l'erreur de sa fbiblesse. Soit qu'on se figurât que l'auteur de tous les êtres serait comme accablé du gouvernement de a t univers . il en portoii seul le ; nds, et qu'on m- le représentât comme un ; i ind monarque, qui , pour se soulager, a soin de répartir sur plusieurs ti tes les dignités de son empire , soit que , le voyant a une distance immense , on
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se soit plu à se forger de» divinités plus rappro
et en quelque sorte plus fiai ique nation,
, haqui fille . i baque famille i ni « - di m . et le
monde oe fini plus qa'un temple d'idol -
Que l'homme ait faussement imaginé di corrompus , je le conçois encori (c'est l'erreur, c'est l'intérêt de ses passions: il étoit s; commode de jus- ■ iiii i m i débofeli un os pat l'i t» mple des imn etdi trouva l'apologie des excès de la terre dans cens des habitans de l'Olympe ; il étoit si doux pour la nature de trouver la religion dans la volupté, dans les désh s de son a m . que < haque passion de\ tnt un dieu! Vhim le polythéisme s'explique aisémenl pai la
foibli ■ m la i ption de l'homme. Mais l'idée
primitive, et <|ui perce à travers la superstition, comme un rayon put à travers le nuage . don vientelle? Le mélange impur qui l'avilit et la d< vie m de la pei \ et àté du cœui humain , le Gond même ne peut venit que de la raison et de la nature.
Voudroit-on nous citer quelque saw i I s bois, et qui n'auroit eu aucune idée de la Divinité, poui en conclure que l'idée de Dieu n'est pi> naturelle à L'homme? Mais neparloitpas
comme nous: dira-ton qu'il n'est pas naturel à l'homme de communiquer ses pensées par la parole, et que l'homme qui parle est un i tri • ontre natun .' Mais ce sauvage ne savoit ni discuter, ni raisonner comme nous; s'ensuit-il que l'homme n'est pas naturellement raisonnable? Quand nous parlons di et de nature, on nous cite quelque individu - a qui les fac.'Ités morales el intellectuelles sont comme