PROUVÉE PAR LA FOI DU GENRE DOMAIN
dans un état de stupeur et de mort , quelle logique ! J'aimcrois autant dire que l'homme , par sa nature , n'est pas fait pour marcher, parce que , dans sa première enfance , il est obligé de se traîner sur ses mains. Eh ! sans doute , tel est l'ordre présent des choses , que l'esprit ne se forme , ne se développe que par l'éducation , l'exercice , l'expérience : c'est un champ propre à devenir fertile , mais qui , faute de culture, demeure frappé d'une éternelle stérilité. Que l'idée de Dieu soit innée ou ne le soit pas, c'est une question assez oiseuse, étrangère à mon sujet: toujours est-il vrai qu'elle est si conforme à notre raison, à notre nature , qu'on la trouve partout où l'on trouve des hommes, et qu'on doit la classer parmi ces sentimens primitifs , universels, invariables , qui caractérisent l'espèce humaine ; en sorte que l'homme ne peut renier Dieu, sans renier en même temps sa propre nature.
Oui . il est dans la nature de l'homme de croire en Dieu , comme il est dans la nature d'un enfant de consi i ver pont les auteurs «le ses jouis des Miitiinens de reconnoissance et d'amour. Qu'on essaie de pi î-suader à un enfant qu'il est dispensé d'aimer sa unie, la h iture le révolte; son premier mouvement est de fuir épouvanté. Que s'il écoute le sophiste , le sentiment poui i a bit d être émoussé pour un instant . il ne sera int ; et au sortir de cet affreux entretien , l'en>fant , tout effrayé 'l\ avait prêté l'oreille , ira se jeta entre les l> ■- de i mère, pour lui témoigner son amour. Qu'un athée vienne me prêcher sa doctrine, le boni >' as frémit : h j'écoute ses argumens, sa té-
n.'l'i use métaphysique pourra bien i
ni.'. - . mai - i a le quittant je rej d l<
descend* au Gsnd <lo ta
le Dien que l'impie avoit voulu me ravir.
Enfin, Messieurs . ce qui :
combien la croyance du genn humain il de In
c'est la Ij ivolité d par les atlirus pour l'expliquer : ' assertion.
Voin ce qnp nous présente <1>- i lus spécieux I roman imaginé par les athées pourJexpliquer la foi du genre humain .'i l'existence de la Diviniti ont-Us 'lit . étaient autrefois ins rel I >i « - 1 1 , lorsqu'ils Eurent frappés des ordinaires que présente la natui D blemens
de terre, «les inondations et d' Toplir-»
semblables portèrent la terreur dans les e^prii<:: K-< hommes, ignorant les forces de la n iro des érénemens , supposèrent dans les cienx d enni mis du genre humain . agens matu di
li terre Vinsi le sentiment de la Divinité naqnit an s» in des al irmes; ce que la peur imagina, la crédulité étua. i ne ■ econdi i tte croyance ,
c'esl la politique. On sentit combien la crainte de la Divinité seroit un frein puissant pour !■ n esprits indociles; les rois de la terre appelèrent à letir secours ; lités do ciel , etc1 si pour mieux asservir K-s
hommes que la religion fut inventée. Ainsi la peur, la politique, l'intérêt de la société, ont fait invente! Dieu et la n ligion.