‹ Défense du christianisme, ou, Conférences sur la religion (volume 2)Chapitre 30 sur 60 · PROUVÉE PAR L'ORDRE DE I.A NATURE · texte numérisé non relu

PROUVÉE PAR L'ORDRE DE I.A NATURE

Louis XTV a fixé le goût et la langue française , combien d'ouvrages , qui passoient auparavant pour des chefs-d'œuvre , sont tombés dans l'oubli ! Au contraire, plus les sciences font des progrès, plus elles font reconnoitre l'utilité de choses qui sembloient inutiles, et plus elles nous découvrent la beauté de celles qu'on étoit tenté de croire défectueuses. Le néant de l'homme se fait sentir jusque dans le plus beau génie : mais , pour la nature , ses œuvres sont parfaites ; plus on l'étudié , plus on la trouve belle; sa jeunesse est immortelle , et ses beautés ne vieillissent jamais.

Je viens d'établir qu'il y a de l'ordre et de la beauté dans ce monde^isible. J'ajoute, en troisième lieu . qu'un ne peut expliquer l'un et l'autre que par L'intervention d'une cause intelligente.

Maintt \- \nt . Messieurs, que nous sommes convaincus qu'il v ade l'ordre dans ce monde visible, vovons quelle en est la cause. Faut-il y voir l'ouvrage d'une intelligence ri d'une sagesse infinies , ou bien la prodt* tion d'un je ne sais quoi sans raison et sans pré- VOyani •? F,es savansde nos jours ont beaucoup insislé m i- principe, qu'il fillnii se défier de l'esprit de

système, consulter les faits, les observations, l'expérience; ils n< us avertissent de ne pas nous livrer a tontes ces hypothèses brillantes, qui peuvent bien (aire honneui i l'imagination de l'écrivain, mais qui si.ni peu .nouilles pour le naturaliste. Hé bien, • I ieurs, que l'i périence juge ici entre nous et les Je leur demande de cler un seul ouvrage

rcmarquiLlc par I' •:■!

sn ii pas en m temps le fruit d'une intell

L'histoire ancienne ■ - lie des

œuvres pleines de traits i!

qui n'en supp -on vu

quelque part nu i'!i- l enj Iliade, ou un

poème i oinmi armés d'uu pinceau etl

avoient rencontré, j mi nt . une i

guration, comme ceil di R lelqui part us

tourbillon de venl . pierres

el de s il'1' , avoit taillé , ] ti iutes I. s par-

ties d'un palai comme ecl ' l'on me

prouvoil qu'un troupe d'insfaaés, parlant tous à la fois et dans la plus grandi i infusi d , ont articulé de suite i""-; les mots se le D vn sur

{histoire universelle .- alors ] i ut-êti i il ; ourroit me venir i h j

; un an bit» te intel M i part m «m

je vois de L'ordre, si à la vue d'une famille bien réglée,d'une ville bien policée, d'une armée bien discipUnéc, d'un édifice bien régulier dans b parties, l'idée d'un d'intelligence it.!.-

raison se réveille en moi, malgré moi ; il faut bien , pour suivre les «i de l'expérieDoe

la plus constante, qu'à li \\\> de l'ordre admirable delà n ture, m'élève jusqu'à une intell ^ence suprême dont il soit l'ouvrage. <*;. - ït«- , il .-~i vrai, dans I' ntiquité un peintre , qui . désespérant de l>i<n exprimer l'écume d'un coursier aux jeui Olympiques, jeta de dépit son pinceau sur la toile et réussit au-delà

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