i EXAME-1 Dl
noih venions ■
on d'un carré qui fût i in ula 0 : l'idée dt
iJn-n n'est-clle pas si raisonnable, quelle • ntre ri-itu-
rellement dans tous les i spi its . qu". Ile esi plus ou
moins développée chez tous les peuples de 1 i
que son nom su- trouve dans touti . dans
i '' i plus beaux génies que le inonde ait
, dans les institut i nsdel les plus
législateurs, d i religieux d<- toutes les
nations et de tous les âj,«-s , que le souvenu en e^t im ffa.\i! le qui 1 i i 01 ne parfaite,
en est assez distincte pour d renir li règle plus ou moins sentie îles actions humaines? J. vous le demande, pat 1er de la cause int. Uigente, ou du I d'un êtri puissant et sage qui opère av.. son , ou d'un.' aveugle néi i ssité ; d'un Dieu . tut. ur di l'i rdre et des bi autés de cet univi - , ou univers, résultat du concours fortuit des parties .le la
.n mouvement: est-ce donc la même doctrine? L'énoncé .1.' l'une .t de l'autre fait-il naître 1 s mêmes idées? ou plutôt n'avez-vous pas mu touu i deux des notions assez jh t. s pour sentir qu'elles sont en opposition entre elles? Quand je vois un tableau d'un effet admirable, ne puis-je pu me faire une idée . .n moins imp u faite , du talent du \ . h. ne , .1. son intelligence, de sa merveilleuse industrie, encore que je ne puisse apprécier exactement les qualités de son esprit, ni la înani. re dont il a su animer la toile, et fai e, pour ainsi dire, revivre sous no- veux ce qui n'est déjà plus? Je vois une vaste cité ou tout . *t en pair , où les personnes et les propriété:, sont en
ùe l'.ithéisme. 135
sûreté sous la sauvegarde des lois , où la liberté ne dégénère pas en licence : nepuis-je pas nie former une idée raisonnable de l'agent invisible qui tient les ressorts de cette sage administration, encore que j'ignore comment il les met en jeu et les fait concourir au bien de tous? Et s'il est vrai que ce monde n'est qu'un enchaînement de causes secondes et de leurs effets , ne puis-je pas avoir l'idée de la cause première, rie l'Etre aut: ur et ordonnateur suprême de toutes choses, encore que, dans sa manière d'exister et d'agir , il échappe à mes pensées? On peut donc avoir L'idée de Dieu, tout incompréhensible qu'il est; et n'est-ce pas en avoir l'idée , que de savoir qu'il est incompréhensible ?
Dieu , dit-on , est incompréhensible : il est vrai , vous ne comprenez pas son éternité. Mais 1 Vu rniié d'un être quelconque e>t rigoureusement démontrée : par- li même que quelque chose est aujourd'hui , il faut nécessairement que quelque chose ait toujours été ; car si , avant tout ce qui a commencé , quelque chose n'existait pas, il n'y avoit donc que le néant, et s'il n'y avoit eu que le néant , il n'y aut oit que le néant encore ; le néant ne peut rien produire. Il est donc un être incréé, éternel, existant avant tous les temps ; jamais il n'a commencé, jamais il ne finira. La mesure de sa durée passée , c'est l'éternité ; la mesure de sa durée future , c'est encore l'éternité : < e qui a fait dire à Pascal, que {'homme est un point place entre deu-r éternité.'. Que cet être éternel soit Dieu <:n la matière , nous ne 1 examinons point ici : voilà toujours les athéi 9 forcés d'admettre l'éternité d'un être