I. . ii .us, l'intelligem e,1 lé, la 1 > ! -• it
la justice : donc , si 11 ; la tnalii re .
. Ile qu'il faudrait ai ■ ordei tout
' La quelle étrange violence ne (kudroit-tl
pas faire à la raison? is tout ; coinn
cune des particules de matière esisteroit née uaent , cliacune d'elles serait souverainement |
t: et voua comme , en rejetant le ii i
le , l'athée peuplerait de dieux l'u Je fais ol ire, que la matit re n'existe qu'avec
; ributs c;ui lui sont naturels, qu'
taine disposition de parties, une certaine i d'être, une figure quelconque: donc la pu exister de toute éternité suis avoir une forme dé- , éternelle comme elle, dès lors indestructible, immuabli ; • ; cependant cette iinir.ut.il .
di ntie tous les jours par la variation perpétuelle de
s» s- foi mes. Je si as que tout 1 1 la est mit ux pUu i dans un livre qu'on peut méd que dam un
ili > public dont les paroles passent rapidement,
\ lurquoi j'abrège : mais I lut cela est fondé mit
une métaphysique inattaquable ; vous pouvez le voir développé dans Clarke en particuhei l.
Je .lis . en second lieu . que . s ms recoui ir 1 Dieu , le mouvement est inexplicable. Une propriété <i< i
' Esùtenct de 7>ù-w , ton). I , chap. 11 cl juiv.
corps, c'est de pouvoir être transférés d'un lieu à un autre , de pouvoir être agités ; c'est là ce qu'on appelle mouvement : or je demande d'où vient le mouvement de la matière. Dircz-vous que le mouvement lui a été communiqué dans le principe , ou dircz-vous que le mouvement lui est essentiel? choisissez. Si vous dites que le mouvement lui a été communiqué , je demanderai de qui elle l'a reçu : ce n'est pas d'ellemême ; par la supposition , elle ne le trouve pas dans son propre fonds : c'est donc d'une cause distincte d'elle-même, d'une cause motrice; et voilà le premier moteur distingué de la matière , c est Dieu. On auroit beau dire que le mouvement a été communiqué d'une p mie de la m itièi e à l'autre . sans aucune cause primitive, extrinsèque de son existent ; que c'est ici une succession sans fin de inouvemens qui passent d'un corps à un autre : c'est vouloir s'abuser soiil faudra toujours arriver au premier atome
qui a été mis en mouvement , et je demanderai quelle
a été la cause efficiente. Hé bien , direz-vous, je soutiens que le mouvement est essentiel , inhérent à la matière: et moi, j'- prétends que par là vous vous i embarras aussi grand que le premier; car j'ai l'idée d'un corps, et L'idée du mouvement, et je sens très-bien que je puis séparer ces deux choses. Je pub supposer un corps en repos, suis le détruire ; je vois même, par expérience, qu'un corps reste immobile , S il n'est ébranlé par un antre: clone l'idée d'un corps n'emporte pas celle du mouvement; donc les corps onl toute leui essence, sans qu'on leur attribue aucun mouvement; dont le mouvement ne
1^4 rV.MES DES AKCcMPN»
leur est pas essentiel ; donc i! leur a été communiqué par une cause prél listante : et nous voilà ramenés à la cause première, i Dien. Jl pourrois multiplier ici les raisonnemens , si je ne craignois «le vous fatiguer par des clioses si abstrait s I aime ml ux tous renvoyei ■'■ Fénelon, qui, <lans son Traiu à ' de Dieu, a plusieurs chapitres très-solides el irës-luuiiin n\ mu c ette matière (1).
Je dis nifiii que sans Dieu on ne peut expliquer l'existence de l'homme. Et remontant de fan . famille . de sièi le en sièi le . il faut aboutir enfin à un homme qui, le premier de unis ,se soit troui sut 1 1 terre, organisé, vivant, sentant comme nous, sans
comme nous d'un père u d'une mè existans:< h .lin. i beau prolonger dans des temps imaginaires 1 1 i !i une ■ '■ - . il faudi i tard arriver au premier anneau Le gi nre humain a commencé: on ne dira pas, ]>■ l'espère, qu'il y a en <!<■ toute éternité des individus de notre espè< ••. i par eux-mêmi s nécessain mi nt . et qui sont devenus
[..ris II - .mil , v . i u . s m, in [dm ,,, | .
existeroient i nuire: ce qui existe par la i nature ne peut cesser d'êtn . .i où sont-ils ces individus de notre espèce qui soient éten I ut cela humaine a donc eu un cornmencement . mais quelle en a été l'oi igine et la i mai Nous croyons, nous «lisons une chose trèa-simple: c'est qui Dieu créateur donna au premiei homme Telle il l.i rie ; que. iLms si puissance suprême, il
(l) 1 ; . : . <l II" jurt. cliap. m.
de l'athéisme. 1Î5
façonna son corps avec une merveilleuse industrie, comme le potier façonne l'argile, et qu'ensuite il l'anima de cette intelligence , rayon de la divine lumière par laquelle l'homme est l'image de son auteur.
Parmi les athées, il en est qui vous disent crûment, que la nature a planté des hommes sur les diverses parties du globe: niais, quand on ne rcconnoît pas Dru, là nature n'est autre chose que cet univers, que l'assemblage de tous les êtres. Maintenant, si quelqu'un nous disoit que la collection des êtres a planté des hommes, nous le prierions de parler français . et de ne pas exprimer dans un langage barbare une idée plus bai haie encore. Chez les anciens, Lunée disoit que dans l'origine les germes des animaux, attachés à la terre par leurs racines, végétoient comme les plantes: mais je voudrois savoir où sont les monumens historiques de cette végétation de l'homme— plante. Ne demandons pas des témoins du fait; cela s'est passe' à cette époque il dans ces lieux où les arbres parloient ; où Amphion, au son de sa lyre, amollissoil les tigres et les rochers, c'est-à-dire au temps <t dans le pays des chimères. Si autrefois les hommes ont tenu à la terre par des racines comme les )lii,t , pourquoi n'y tiennent-ils pas encore comme les plantes? pourquoi , si la terre a produit des hommes par une sorte de végétation , n'en produiroit-elle plus de la même manière? Tandis qu'on voit toutes les productions de la nature, les minéraux, les plantes , se perpétuer de la même manière , pourquoi donc ce changement dans la production de l'homme 7 It'où vient qu'après avoir résulte jadis d'une
J4G r.XAMFN nr> tiGOinva
certaine combinaison, il n'i aujourd'hui.
\. pai lez pa des métamoi phi jiiiii.i1 aquatique qui coa ■ dans .ni de
( elles du < i i industi ieux qui file son qui , après avoir rampé, déploii ! pillon:
toutes < es mélamoi phosi s ont eu lien temps . i omme < Mi s ont lii u • i • joui ï les êtres qui ■ n résulti ni lits de
cette manière; l'i spéi ience esti onstante, univi en sorte qui , poui suivre les lois <!<■ l'anal l'homme eûl autrefois résulté d'une métamorpfaoa semblable, il en résulteroil encore maintenant.
Qu ui'l le preinii i homme a paru sut la lei re, dans quel état «'-ï«»it — il I* Les athées veulent-ils qu'il ait paru enfant, "n bien homme fait, ou qu'il formé successivi mi ni Disi utoiu un numient • hypothèses. Si je vousdisois que le , reinier individu de notre espèce puni sur la terre dans la foiblosse, les infirmités, les besoins de la plus tendre infâme, vous seriez alarmés sui la conservation île ses jours; vous pourries me demander quelle mère le nourrit de sou lait, quelle main bienfaisante garantit son corna débile des dangers qui l'environnoienl : mais calmes vos inquiétudes , l'athée Lucrèci pourvus tout cela en très-beaux vers. Suivant lui, le premier homme eut la terre pour noui i ice, p >ur vêtement une vapeur légère, pour berceau le tendre gazon.
Tetra cibtun pueria , \ estem i apor , l'crha cul>ilc l'r.iUl'ii milita il molli UmigilK .îhuncUni (l).
{l) De R*r. nat. Mb. V, vers. 814 , 8i5.
de l'athéisme. 147
Messieurs, je ne l'ai pas vu ; mais je puis assurer que, si cela n'est pas vrai, cela est très-poétique; il est gracieux du moins ce Lucrèce , tandis que les athées modernes , avec leur sombre métaphysique , sont tristes comme les ténèbres.
Si vous disiez que l'homme est sorti tout à coup , dans l'âge parfait, de la fange d'un marais échauffé par les rayons du soleil, vous avanceriez une chose évidemment démentie par les faits ; car il est contre toutes les lois de l'analogie , et contre l'expérience de tous les siècles et de tous les climats , que la formation d'un animal ait une telle rapidité , et se trouve subitement , comme par une création instantanée , dans son état de perfection.
Il vous reste à dire, que l'homme s'est formé successivement par une agrégation de parties qui se sont rapprochées : nouvelle absurdité. Un corps organisé est un tout dan^ lequi 1 ( haque partie suppose l'existence des autres ; un animal ne se forme pis comme le sel, par exemple . par la juxl iposition de différentes molécules réunies. Ces! un système d'un nombre infini de machines qui se correspondent directement, qui ont entre du» des rapports intimes , qui sont faites les unes pour les antres , et dont les forces concourent au bien général. G tuai te dév< loppe ci augmente de volume ; mais , en tant que machine , il est toujours en petit ce que plus laid il doit être en grand. Enfin, quand j'accorderais que l'homme a pu être formé de cette manière, je demanderais toujours d mi vient que la terre, après a vi.ii produit des hommes de germes préexistant , n'en produit plus aujourd'hui.
lis IXr .
\ cela q • répondent les ath ' ' vieille, qu'i Ile est épuisée, qu'i IIréponse digne de l'absurdité di S -
qin.i i s:-. Il fondéi [ci rii I S > quoi '■ b'|
a-i-il plus de limon , de terre molle et fangeus , plus de soli il poui l'échai l< meure
toujours; la nature même devn i j\"H aujourd'hui
1 ii ilité pour ces sortes de prod par la mort d'une immense multitude d'home puis tant de sièi les . Il - gcrmi s qui avoienl sen i .i les former se >""t répandus de toutes paii préi ieux existent en grande quantité ; les mrps morts tla semence des vivans, et les torabi au seraient des magasins ou la nature tr.>n\. itériaux
tout prêts pour i n l"i mer d< s bommi substance la réflexion «le Jaquelot :i nelle 2 . De nos jours on renouvi lie i l que les animalcules microscopiqu s na im'iiii il. la corruption , et l'on insinue que peut-être l'homme a eu une origine semblable: mais d'abord il faudrait prouver que ces animalcules ne tiennent pas d'un gi 1 1" pré* listant . et qui i e germe n'est pas le fruit d'un animalcule qui a été avant le chose qui n'< st l' is i ai oi e prouvéi - v gneroit-on à cette supposition . quand elle ni pas gratuite? Il est i onsl int qu il ne se reproduisent point par cette voie; qu'un n'a jamais vu rien île semblable pour un lion , un élé-
(tt Pisserlalinrt sur t F.xistencr de Dira. Il' DÛMTt. rlup. r, tome 11 . | igt — ■ Ot l'Esultitcr de Du». OfcuTres,
[Il . ; ■ l 't-i.
DE l'aTHÉISME. 1 !9
pliant, un homme; et je serois toujours fondé à demander qui a donné la vie au premier individu de ces espèces. En vérité , avec leurs hommes-plantes , leurs métamorphoses , pour expliquer l'origine de L'espèce humaine, les athées se montrent plus crédules que les enfans qui croient aux métamorphoses opérées par la baguette magique des fées; et contes pour contes, j'aime encore mieux ces histoires assez plaisantes dont on amusa notre enfance , que ces romans physiques qui avilissent l'homme, et portent dans le cœur flétri des impressions de tristesse et de mort.
Ainsi , loin de dire qu'on explique tout sans Dieu, nous dirons, avec Leibniz, que » Dieu est la pre- » mière raison des choses (f). »
Ne seroit-il pas temps, Messieurs, d'abjurer tous ces systèmes ténébreux , de nous déclarer hautement en faveur des vérités sacrées que les nations et ! B siècles ont révérées comme le vrai fondement du momie moral, de nous soustraire entièrement et pour toujours à La domination tyrannique de cette fausse sagesse, qui n'a usurpé L'empire sur la véritable, que pour en faire un si funeste usage ; qui n'a n régner que pour détruire , parler au nom .1 li tolérance que pour exterminer, au nom de la Liberté que pouj amener l'anarchie ou la servitude? Si I athéisme est la source «le tout mal , La croyance en la Di\ inité esl le principe de tout bien : un Dieu ,
une providence, une \i<- future, i religion règle
de l'esprit et du cœur, qui réprime tous les vices el
(i( Baaii Je Thâodicét, l" part, n
150 tïiME.N ht
commanSe lotîtes les et t'en-
chaîne; el pont arriver de la Coi en '•
commun do genre humain, ■ la Coi en un
•ii réparateur . il ne faut qu'« U Peut-être me sera-t-il donné de parcouru heureuse» îii nt jui mi us l'intcnralle qui ! I oui ce
tjue je demande, cV^t l'an et le courage de l'embrasser apiés l'avoir i l.illut-il lui sacrifier ses penchans el ses lialu: <
Augustin, jeune encore, et jusque— là «-lue île l'erreur et de la volupté, arme .i Milan, dont te grand saint Ainbroise étoil aloi I igostm
assiste aux explications que ce docte et zélé pontife donne ■> son peuple sur les livres saints et hd ctrine chrétienne. Peu à peu il voit a dissiper devant lui les préjugés dont son esprit étoit offusqué: la i. e .1 se montrer i lui sous un joui n et plus favorable ; .i. rès avoir essayé de tous lèmesphilosopbiquesi onunedt t' .^ le= plaisirs, il croit entrevoir qu'il a trouvé ce qu'il avoit en vain cherché di puis -i I >ng-teinps. G pend int Moni pae . s.i mère , m cesse de verser des larmes, de conjurer le ciel d™4clairer un fils qui lui étoit si cher, et di ! i
enfin dans le sein de l'Eglise catl mens et ms pleurs tu seront pas perdus. Augustin voit bien la vérité, mais il la repousse; il n ses désordres, mais il ne peut s< défend] .! • charmes de li volupté; il éprouve les combats les plus
In jour, dans les != < t L
tumulte de m s pensées, il s'é» ut'- de 1 1 * . iété de ses anus, it \.i s'asseoir sous uu arbre solitaire : U
DE L'ATHEISME, 15 t
une tempête furieuse agite son ame ; il verse un toi rent de larmes; son esprit s'éclaire , et son cœur est changé. Sa mère voit ses vœux accomplis ; bientôt après elle meurt, emportant avec elle dans le tombeau l'ineffable consolation d'avoir vu son fils entrer dans les voies de la vérité et de la vertu. Messieurs , Ambroise n'est point ici ; mais n'y auroit-il pas dans cet auditoire quelque jeune Augustin , se débattant dans les liens de ses passions , honteux des fers qu'il porte, et n'ayant pas le courage de les rompre; ouvrant les yeux à la lumière pour les refermer aussitôt, semblableà celui que le sommeil accable, qui s'éveille un instant, fait quelques efforts, et retombe vaincu par la mollesse? Et dans cette capitale, dans nos provinces, n'y a-t-il pas plus d'une Monique désolée, gémissant sur les écarts et l'incrédulité d'un fils, qui peut-être nous entend, et dit dans son cœur: C'est moi dont il s'agit? Que nous serions heureux , si le ciel daignoit se servir de notre ministère pour ouvrir son esprit à la vérité , et son cœur à la vertu! l'uisse-t-il sentir que le bonheur qu'il cherche, ce ne sont pas 1rs passions qui le donnent, mais cette religion cé- 1. Nie qui est venue apporter des remèdes à tous les maux de l'humanité, qui éclaire et li\e les incertitudes de l'espril par la foi, console et fortifie l'ame