I . pour L'exen ii e de n (acuités
du service et du jeu des organes ; c' qu'elle
reçoit mille sensations diverses, qui de
• ■lit 11 • i ic lies matériaux d'une foule de i' i
mais enfin ce n'est pas l'œil qui a le sentiment de la
Lumière , ni l'oreille celui du son isont le
véhicule, et non le siège de nos s Lnstro-
i ' non le principe de nos connoissances. Et qui
nous a dit que l'aine ne pourroit pas un jour se passer
de leur ministère, que Dieu n Y-toit pas assez puissant
pour opérer sans eux ce qu'il lui plaît d'opérer par
eux dans le inonde présent? Voyez comme l'ame,
même sur la terre , se dégage qe:, ! nipres-
sîons des sens et <lc l'imagination ; comme elle sort du
cercle borné des sensatioi riences parti-
s'élever jusqu'aux notions général) i de
justice, d'ordre, de beauté, de vérité. Voyei comme,
par son activité propre, elL i sti > j • • 1 le des plus hautes
spéculations, comme elle se ;< rire de temps en temps
en elle-même, dans une - tuaire inacces-
sible au tumulte des choses sensil li s, poui s'y nourrir
de la contemplation de la s, de vérité. Et q:<
vous si cet empire . cette indépendance ne doit pis
oître, lorsqu'elle sera débat rassée des liens
du rot-p* ' L'ame et le o r] •< n*. narurelle-
: leurs qu dites opposées ; siquelqui chose doit
étonne] . c'est que deux êtres si disseml labiés se trou-
immortalité; il lame. 2/1
vent en concert d'opérations et clans une dépendance mutuelle : il ne falloit rien moins que la puissance divine pour les réunir. Après la mort, le corps est assujéti à des mouveinens étrangers à l'action de L'ame, qui ne le gouverne plus; et l'ame, à son tour, vit de - tt de connoissanccs étrangères à l'impression des organes. Los pa'iens eux-mêmes avoient senti que cela devoit être; qu'à la mort, l'ame, luisant les i h dnes de sa prison, s'envoleroit plus éclairée et plus parfaite vers le céleste séjour. Dans son tiaité</c/c Vieillesse , Cicéron , après avoir rappelé la doctrine <le Pythagore, deSocrate, de Platon , de Cyrus mourant , observe que la nature nous a places sous une lente dressée pour un temps , plutôt que dans une demeure fixe ; et il fait dire a Caton : « O heureux » jour , que celui où , sortant du limon de cette terre , i. je m'élèverai vers l'assemblée divine des esprits qui " m'ont préc édé '\)l »
Ainsi, pour résumer cette première considération , par là même que notre une est un être simple, la mort du corps , être composé , n'entraîne pas celle de l'ame, et tout nous porte à croire qu'elle n'est pas anéantie par une volonté positive du Créateur. Voilà comme sa spiritualité fournit une puissante considéen faveur de sa permanence après la mort coipon lie.
le considération, je la tire de certains ■entiincns ilimes de lame qui sont communs à tous 1 hoinmi Oui , nous avon lansnousje ne sais quel
i De Scnecl. n. ii. a3.