DU CULTE EN GÉNÉRAL
Iiien n'est pli:-; commun aujourd'hui, que de rencontrer des horu nés qui vivent comme sans religion et sans Dieu , soit qu'ils affectent d'être mécréans par système, soit qu'ils s'endorment dans une insouciance douce en apparence, et si funeste en réalité. Athées pratiques, ils contemplent les merveilles delà nature sans jamais s'éle er jusqu'à leur auteur; ils jouissent de tous les bienfaits de 1 1 création , sans les faire remonter vers li source par la reconnoissauce ; et comme s'ils étoient hors de l'empire du souverain Arbitre de toutes choses, ils ne prennent pour rè^le de leurs sentimeus et de leurs actions, que le penchant qui les dr'r-.iiic Dans les hommages de l'esprit et du cœur rendus â la Divinité, dans le culte intérieur, ils ne voient qu'une chose inutile; dans les hommages extérieurs et publics , dans les rites sacrés et les fêtes religieusi >. il- ne voient que des pratiques puériler et des ! perstitions populaires.
Malheureuseni m l'impiété trouvera toujours un appui m nit dans l'orgueil de l'esprit et la
dépravation du cœur. L'homme veut être indépendant j et la pensée d'un Dieu rappelle un maître qui commande, et q :i\('M être obéi : l'homme voudrait vivre au gre d ; et les doctiines religieuses
1 irritent , pan qu'elles gênent sea penchans. Touurmurent contre le frein de l'au-
Ou '
torité di
lève quelquefois li sujet contre I contre le père, le s< rviti ur i ontre li a l'homme contre Dii u. 1! i st des hommi par la même raison qu'il i fils ingrats. Par orgueil , L'homm même avec une con
lui dans cet univers; ii ] réfère à tout, et i Dieu : v.oila pourquoi l'orgueil est une soi Le d'athéisme commencé. O i;h'i! faut q i
ii morales tiennent au cœur de l'homme pai < 1> proracines, poui qu'clli a ii pu résistei aux passions toujours li Iruire ! Rien
peut-être ne prouve mieui I site. que le petit nombre d'impies qui de loin ont osé les combatl
Il paroitroit d'abord que l'impiété devroit i I léguée dans Us dernières classes du peuple. Ceux qui portent Le poids du jour et <le la chaleur, qui ne
; qu'un pain détrem] è de 1< u^ bui de Lias larmes, devroient, te semble, é:i tentés de méconnoiti'e un Dieu père commun de tous les hommes, et de lui refuser 1>^ hommages d connoissance. Cependant < i sein
qu'est née L'incrédulité; si aujourd'hui elle n'\ -i pasinconuue, c'esi qu'clli j est descendue de plus hau 5 lie est le dernier excès d'un es-
prit corrompu pai L'orgui il de la science, <t qui se perd dans le raffi nient i Oui . le pre>