‹ Défense du christianisme, ou, Conférences sur la religion (volume 2)Chapitre 48 sur 60 · DU CULTE EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

DU CULTE EN GÉNÉRAL

sa bonté toute puissante? S'il nous conserve une vie dont il est l'arbitre , et qu'à tout moment il pourvoit nous ravir , chaque instant où je continue de vivre est un nouveau bienfait qui demande un nouveau sentiment de reconnoissance. S'il est notre législateur, nous devons obéir à ses lois, les prendre pour règle de nos affections et de notre conduite. Enfin, s'il doit être un jour notre juge, ne faut-il pas que nous travaillions à paroitre sans reproche devant son tribunal , et à ne pas tomber coupables dans les mains de sa justice?

Je suppose , pour un moment , que nous fussions les enfans du hasard , le résullat des combinaisons fortuites de ta matière ; que nous eussions été jetés sur la terre sans but et sans dessein : alors , sans doute, nous serions dans cette indépendance absolue de la Divinité que prêche l'athéisme ; tout lien religieux ne seroit qu'une chaîne honteuse, avilissante, qu'il fiudroit se hâter de briser; alors, Dieu n'étant rien pour nous, je conçois comment nous devrions n'être rien par rapport à lui. Mais, dans la loctrine contraire d'un Dieu notre créateur et notre onserrati m , l'homme doit tenir une conduite bien ifférinle. Dans ces deux croyances opposées, nos

roirs ne sauroient être les mêmes : quand les prin-

les sont en contradiction , les conséquences doivent ;étre également , et par cela même que, dans l'ab-

i'l . la chimérique supposition de l'athéisme, Itammc devroil itrc sans religion, il fuit que, rmi li doctrine de la croyance d'un Dieu , l'homme

■ H ri ligicux.

Je suppose encore qu.

aux animaux, et commi eux, de con-

uoitre Dieu , de l'admiret ■ ienous

pénétrer d' la pensée et du sentiment de s fait-. ; alors, connue le- animaux , nom ne pourrions rendre aucun liomi

boiiinic^ • Lte raison sublime qui nou

jusqu'à lui, qui non- apprend que nous • sortis de sa main puissante, que nous lui i tout ce que nous sommes, il eu particuli prééminence qui fait de l'Lomme le 101 di - animaux , comme quille

indignité de vouloir que nous soyons aussi indifférens >n\ei> la Divinité, que l'animal qui rumine, ou la plante qui végète! I gnions à l'insensibilité d< la b'n du Créateur, la lu ite et le crin ititude,

dont l'être in ; aLle.

Sans doute, Messieurs, Dieu, trouvant en luimême son bonheur , n'a ;

il n'est m plus heureux par nos hommages, ni plus malheureux pai nos r< »■ lies . il n'esl pas coi princes de la terre, qui éprouvent des m ntimens inlérieurs et véritables de plaisir 'il de peine, par 1 fidélité ou la d de leurs sujets, et dont 1

destinée di pend toujours | lus ou mou et des caprices des peuples Si affermi •

m les puissances .U- la terre, elles peint tombi r et périr ; tout ce qui est fait de main d '. ne dure pas contre le temps. 11 n'en est pas Dieu, qui est éternel. Notre indifférence ne saura»

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