‹ Défense du christianisme, ou, Conférences sur la religion (volume 2)Chapitre 49 sur 60 · DO CULTE E.N GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

DO CULTE E.N GÉNÉRAL

altérer sa félicité ; les blasphèmes et les révoltes des nations liguées ne sauraient obscurcir sa gloire , ni ébranler le trône de sa grandeur. INon , ce n'est pas pour en être plus heureux , qu'il veut être honoré de ses créatures : mais enfin Dieu est la sagesse et l'équité même ; il est essentiellement le Dieu de l'ordre ; il veut , il approuve , il commande tout ce qui est conforme j la souveraine raison ; il condamne tout ce qui s'en écarte. Or, il est dans la nature des choses, que la créature dépende du Créateur , que Dieu soit la fin de tout, comme il eu est le principe ; et s'il ne peut se dépouiller lui-même de sa qualité de maître suprême, il ne peut nous dépouiller de notre qualité de sujet-. Nous sommes l'ouvrage de ses mains; son domaine sui nous est inaliénable , il se doit à lui-même de ne pas se dessaisir de son empire, parce qu'il ne peut cesser d'être Dieu. Non , i C ne! pas un sentiment d'orgueil exalté; c'est un sentiment vrai et profond , soit des perfections divine; , suit de notre dépendance , rpii nous persuade que Dieu veut être honoré par sa créature. Aussi il est écrit, queleSeigneur a !';<it pour lui tout ce qu'il a fait : Omnia prof imope-

ralus est Domr Sans Dieu est infiniment grand : mais

oui1 cela, qu'il ne daigne pasabais- [ua nous, ou ! ii ii que nos vœux , I Lii ationsef nos bommagi s ne sauraient arriver jusqu'à lui, I travers l'intervalle immense qui nous du i une de son éternité. Ce seraient là des

(l) Provrr!.. i\i. 't.

300 dc cti.TL r

idées grossières , qui viendra

espi it , des illusioi te nous

• l'Etre infini , au Roi in :. s , des pensées qui ne | ■ d< -. hommi s et 1< s puissani es de ! urquoi

; i oit-il indifl i 5i, mal-

gré sa grandeur infinie , il n'a p <créer, d'où vient qu'il dédaignerait di nous? I I ni lit i i li suite naturelle du

> ommuniquant quelque i h sa vie, <!e son intelligence, de sa liberté, il nous a ., m. i : nous li

cher à l'ouvrier, qui se plaît à y voir lisible de sa ; aime en nous les dons mêmes qu'il no nous a di prit i apable de le ■

cœur capable de l'aimer, il estimpossil le qu'il i pas l'hommage de ces Facultés que nous tenoi iin i ut- bonté.

Necri a plus que la Divinité soit comme

accablée, importunée de la multitude, de la prodi- \ ariété de nos vœux 1 1 di

ii bien applicables, même â ce qu'il peut j

lu la terra de plus grand pat le génie comme

; ùssance, parci qui là aussi s< trouve la foi-

is tout ci La i-i 'ii.ui,. i à l'un .

q 'une seule vue , d'une pensé( unique , embras c

l'univers avei l'immcnsitéde s<.s détails. Dieu, dit-on .

esi infiniment grand, et c'est par cela même que rien

oe fatigue sapui ance sans bornes ; sa for© i-i dana

. et tout a été fait Li-, lus grands

Page 1