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telligence qui est l'apanage et le plus beau privilège de notre nature ; mais quel plus noble usage pouvonsnous en faire, que de l'employer à coiinoitrc , à sentir profondément ces grandes vérités morales et religieuses, qui mettent au vice un frein si puissant, remplissent l'âme des sentimens les plus généreux , offrent au malheur de si solides consolations, et ne tendent ainsi à nous rendre meilleurs, que pour nous rendre plus heureux? Comment ne pas déplorer l'égarement de l'homme qui s'occupe de tout avec une ardeur infatigable, excepté de ce qui devroit le toucher davantage? Sans doute, disoit autrefois à cesujet un docteur de l'Eglise chrétienne , dont nous allons emprunter le langage (1), c'est une émanation de la lumière éternelle , que cette raison qui nous éclaire ; c'est par elle que l'homme est marqué d'un sceau divin , qu'il est si élevé au-dessus de tout ce qui respire , qu'il est vraiment le roi de la nature ; c'est par elle que, foible de corps, il se joue de la force des animaux les plus vigoureux, qu'il fait plier le taureau sous le joug, qu'il rend docile au frein le coursier k plus fougueux ;c'e i ; n i Lie qu'il ose , sur
i esquif, se lancer sur le vaste océan , qu'il
mesure la hauteur des deux et calcule le cours des
H lis comment se fait-il que cet être si do< i< ,
si intelligent, n'étudie pas le bien véritable el li -.
li olide sagesse ? Quoi ! poursuit le saint
. vous , doué d'intelligence et de raison, tous ne recherchez pas ce qui convienl à votre nature, ce
(i) S. Grégoin I N j Oi m Cr, n„m. tom. I.
qui 1 1 ut la i onduire .< sa véritable fin ! vous i ■ vos futures destinées; vous ne • pour tous di i : Que suis-j
OUI , dans <]U oubli , dans q ■ lie i
ions ce que -■ il de plus auguste, de plu<
plus digne de la 1 i et rit
plus glorieux pour l'homme, on semble ; qu'une sorte de mythologie sen Ile <!■ ;
i di s Iinlii ik. Si .
maximes, les devoirs qu'elle im] ficei qu'elle i inandc-
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