I> OUVERTURE
si belle cause d"uue manière digue d'elle : quand ou se rappelle ces grands hommes qui ont écrit en faveur de la religion d'une manière si docte , si éloquente ou même si sublime , on ne peut que se confondre dans le sentiment de sa foiblesse; et l'aveu qu'on en fait , est bien loin d'avoir le simple mérite de la modestie. Il est pourtant une considération qui peut rassurer; c'est d'abord que nous sommes forts ici de toute la force même de la vérité, et du sentiment d'une conviction profonde , conviction que l'incrédule n'aura jamais; c'est encore que nous pouvons nous couvrir des riches dépouilles de tant de beaux génies qui ont professé , défendu le christianisme avec tant de gloire et de succès. Et le ministre de l'Evangile pourroit-il d'ailleurs oublier tout ce qu'il adroit ■ l'attendre , pour éclairer les esprits et toucher les cœurs, de celui dont la voix ébranle le désert et brise le< cèdres, pour parler avec l'Ecriture, et qui ne s'ap- - en vain le Pire de* lumières et le Dieu </;'■ Muni de toutes ces armes , et dans l'espoir de - secours, on peut, avec moins dé défiance, entrer dans la carrii aie il iniport croit au
triomphe de la vérité, qu'elle fût annoncée avec tout l toute !i force qui lui conviennent ; mais , ne fut-elle annoncée que d'un
eonn ible , son empire se feroit toujours sentir : elle brille d'un, éclat inévitable, elle ■ ■( plus ou moins aperçue ,t bc dérober à
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humaine, Ici, Messieurs, nous suivrons une voie tus nr. is boi ■ insidérex uni-
adamentaux, dans les preuve - qui dans K s
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purement philosophiques, qu'on pourroit I • dan • une u demie i omnv .1 m- . ctte i h ùi
i ml la sainteté do lien ou noua sommes réunis . notre < tractèn .1. ministre «le h religion, '".l 'Lu dont nous sommes revêtus, noua aurions i d quelque - i de parla
d'ouverture. 1?
chaire de l'Evangile un langage, profane qui devrait en général y être étranger. Toutefois ce qui peut nous justifier, c'est que les temps où nous sommes semblent demander un nouveau genre d'instruction: il faut que le médecin approprie ses remèdes aux besoins , au tempérament du malade ; or telle est la maladie actuelle des esprits, qu'on ne peut bien opérer leur guérison qu'en suivant une marche nouvelle. Que si nos Conférences ne sont pas sans utilité , on voudra bien nous pardonner ce qu'elles ont de singulier , de trop éloigné du ton ordinaire de la chaire chrétienne; et je me persuade que leur utilité, si elle est réelle , doit nous absoudre devant Dieu et devant les hommes.
Ne pensez pas, Messieurs, qu'en défendant la religion nous nous livrions à de vaines et pompeuses déclamations contre ce qui s'est appelé la philosophie du dix-huitième siècle, avançant tout et ne prouvant rien, exagérant des preuves légères, et taisant à dessein ! s difficultés sérieuses : la cause que nous avons à défendre n'a pas besoin des détours et Ai i d'une dialectique artificieuse. Notre marche sera droite et franche comme la vérité. Dans chaque question , remonter aux principes des choses, en tire; des conséquences, exposer les objections et les résoudre, telle sera notre manière de procéder. La religion ne craint pas le grand joui ; elle aime à se montrer à découvert ; elle invite à l'examen , elle le commandi m< mi i elle se sent outragée par l'orgueil du blasphémateur, elle ne se sent pas honorée par les hommages d'une stupide crédulité; non, non,
le l'.Vl-
coran.
. d'instruin • , nous
chercherons i vous convain entrai-
rinerpar
la conviction même
à une- bonne ai don , ■ on
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; heureux si cl tous quelque préjugé, vous fait i ilarmea
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qu'ici, fortifie en vous le désii ■
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■mi aux pei mais tombent sur -; qu'il nous est bien
permi i < us et dt
■ us ne nu U; ; Gel qui n'est pas d ur : le mail,
ijui s'égare i~t i ncore plusdigni d< comi de courroux. \li rue »!«• l'inrn - devons
nous rappeler la parole de l'Apdtrc : > Qu reluiqni
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reurs, parce qu'elle . -i vérité, elle est pleine -
. >i (h inte. Maïs a'oublious pas aussi que la rhai l