EXAMEN DES PRINCIPAUX A.RGUMÉN
.son. Je fais observer d'abord que la matière n'est pas une fiction de notre esprit, niais une chose réelle, un composé d'une multitude de parties unies entre elles : dèslors , si la matière existe nécessairement , chacune de ses particules a aussi une existence nécessaire , si bien qu'il seroit impossible, sans se contredire, de la supposer nonexistante : ainsi il n'y aura pas un grain de sable, une molécule d'air, un atome de matière, dont l'existence ne soit aussi essentielle que la rondeur est essentielle à un cercle. Lidée du cercle et celle de la rondeur sont tellement inséparables, qu'il est bien impossible de les séparer sans se contredire soimême. Or je demande s'il en est de même de l'idée d'un atome et de l'idée de son existence, et en quoi C>* itî5v%^les choses seroit blessée , parce que je suppose^ ;s que cet atome n'existe pas : donc cet an, me n'existe pas nécessairement, et ce que je dis de l'un, je le dirai de tous; don» la matière n'existe pas par elle-même; don. elle a été créée; donc il y a un Dieu. Je fais observer encore que la suprême perfection , c'est d'exister par soi-même, d'à-
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