DES BEAUX ESPRITS INCREDULES
sa vans d'un rang inférieur, comme Bossuel fait plus d'honneur à l'éloquence que cent orateurs médiocres. Je ferois observer encore que, si les mathématiques sont une science très-belle, elles sont étrangères à îa connoissance de l'homme, à ses devoirs, à la conduite des affaires domestiques et civiles- qu'après tout FoLjet le pins digne de l'homme, c'est l'homme même, et, sans être dépourvu de raison , on peut croire que la science est pour quelques-uns, le travail du corps pour le grand nombre, et la vertu pour tous, et que le dix-huitième siècle, qui sembloit devoir rendre les mathématiques populaires, auroit plutôt à rougir qu'à se glorifier de son enthousiasme pour le calcul. Ce seroit donc une erreur très-grossière que de penser que la carrière des sciences étoit à peine connue avant le dernier siècle.
Mais, dira-t-on , ce fut le siècle de l'analyse, de la philosophie, de la raison; ce fut le siècle le plus ennemi des préjugés, et dèslors son autorité l'emporte sur celle de tons les Ages précédens: eh bien! Messieurs, voyons ce qu'il faut penser de la philosophie du der -