DE LA FÊTE DÉ SAINT LOUIS, 20 AOUT
Pietas ad omnici uiilis est, promissionem habens vilœ (j;>œ nunc est et fiitune.
La jiiétc csi utile à touf; elle a les promesses île lai \ic présente comme celles île la vie future. /. Tint. c. îv , f. S,
or jamais celte parole ds l'apôtre s'est vérifiée dans un roi de la terre, c'est Lien sans doute, Messieurs, dans celui dont nous célébrons aujourd'hui la mémoire, dans ce roi qui , réglant toujours sa politique par sa religion, devint d'autant plus grand devant les hommes, qu'il étoit plus saint devant Dieu, et sut trouver ainsi dans sa piété même ia source de la gloire pour la vie présente comme pour la vie future : Pietas ad
SUR LA NÉCESSITÉ DE LA RELIGION, igo omnia utilis est, promis sionem habens ritœ quœ mine est et futurœ. Nommer saint Louis, c'est rappeler tout ce qu'il peut v a\ oir de plus auguste, je Yeux dire le génie et la vertu assis ensemble, pour le Lien de 1 humanité, sur un des plus beaux trônes de
univers.
-.impie dans ses goûts, et magnifique par dignité, humble aux pieds des autels et terrible dans les combats, doux et facile dans le commerce de la vie, mais inébranlable dans ses desseins, saint Louis allia dans sa personne les qualités en apparence les plus contraires, alliance qui, suivant l'expression d'un historien , en a fait un des plus grands hommes et des plus singuliers qui nient jamais été: Prodige de lumières et de sagesse pour le siècle où il parut, il devint l'arbitre des princes de son temps, comme il ctoit leur modèle 5 législateur plein de prévovance, il jeta, par ses lois, les fondemens de la véritable liberté des peuples, comme de la véritable grandeur des héritiers de son trône; jaloux des droits de la royauté, pour le bien même de ses sujets, il les défendit toujours par devoir, et jamais il n'en céda
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rien par foiblesse; personnage héroïque, il connut ce que le malheur a de plus extrême)
mais il n'en fut point abattu; magnanime dans les lors, sublime dans les bras de la mort, il sut être roi et chréti< a tous les instans de sa vie; el , s'il avoit reçu de la nature toutes ces hautes qualités que L'on admire dans les héros les plus fameux de l'antiquité, il dut à sa piété même d'avoir été préservé de leurs vices : Pietas ad omnia uiilis est.
Combien n'est- il pas glorieux pour la France d'avoir été gouvernée par un si grand monarque, et quel Français ne se réjouiroit, Messieurs, de voir votre illustre compagnie faire revivre les hommages annuels autrefois rendus par elle «à la mémoire du saint roi? En consacrant, pour ainsi dire, sa renaissance par cette pieuse solennité , l'Académie française semble déclarer au inonde entier qu'on trouvera chez elle l'esprit comme les formes primitives de sa fondation , et que les premiers hommes de l'Etat, par le mérite littéraire, aspirent à la gloire d'en être aussi les premiers par leur dévoûment à ]a religion comme au trône de