‹ Défense du christianisme, ou, Conférences sur la religion (volume 4)Chapitre 26 sur 39 · SUR LA NÉCESSITE UF, LA RELIGION · texte numérisé non relu

SUR LA NÉCESSITE UF, LA RELIGION

votre, Messieurs; la patrie et la religion vous appellent à la remplir, et, fidèles à leur voix, vous ne tromperez pas leurs espérances; Il n'est de salut pour nous que dans ces doctrines saines et conservatrices de l'ordre et de la justice; or c'est la religion qui les garde et les enseigne toutes. Qu'elle règne dans les cœurs pour apaiser les Laines et les dissensions; qu'elle règne dans les familles pour y maintenir la paix et les bonnes mœurs; qu'elle nourrisse dans le riche l'humanité, dans le pauvre la résignation, dans le magistrat l'intégrité, dans les peuples l'obéissance, dans tous la probité, et c'est alors, mais alors seulement, que l'autorité pourra être tutélaire, sans être violente, et que la sûreté publique pourra s'allier à la liberté de tous. Oui, par la sagesse qui n'est autre chose qu'une religion éclairée et sincère, tous les biens nous arriveront à la fois, comme parlent nos livres saints, et notre nation, malgré ses malheurs, redeviendra ce qu'elle doit être, la première des nations civilisées.

Que si ma voix est trop foible pour faire prévaloir ces grandes vérités, je puis, en

Ouïssant, m appuyer des exemples et de l'autorité du saint roi qui est aujourd liuî l'objet de notre pieuse vénération. Quel empire n'a-t-il pas exercé sur son siècle et sur les siècles suivans! et pourtant on peut bien dire que son règne fut le règne de la religion elle-même. C'est elle qui lui inspira tant de courageuses réformes, tant de lois pleines de sagesse et de force, tant de fondations si précieuses à l'humanité, ou si favorables aux progrès des connoissances humaines; c'est elle qui, présidant à ses conseils, dans la paix comme dans la guerre, le rendit le père de son peuple, l'arbitre des nations et des rois, l'admiration des barbares. Comme son ame royalement chrétienne respire tout entière dans les instructions qu'il laisse à l'héritier de sa couronne ! Ce bon roi lui recommande bien de se dévouer au bonheur de son peuple; mais, pour lui rendre ses obligations plus imiolables et plus sacrées, il lui présente la religion comme sa règle suprême, et met à la tète de ses devoirs ceux qui lui sont imposés envers le Maître souverain des rois comme des sujets. Elle a retenti, cette leçon auguste,

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