‹ Défense du christianisme, ou, Conférences sur la religion (volume 4)Chapitre 6 sur 39 · L'INCRÉDULITÉ · texte numérisé non relu

L'INCRÉDULITÉ

J el est le sort du christianisme sur la terre; il doit y être perpétuellement et tout à la fois un objet de respect et de mépris, d'amour et de haine : l'histoire atteste qu'il s'est établi au milieu des persécutions comme des hommages des peuples, de leurs blasphèmes comme de leurs bénédictions. 11 faut qu'il y ait des erreurs pour éprouver les amis de la vérité j des scandales pour éprouver les amis de la vertu, des périls et des traverses pour faire éclater la fidélité dans tout son héroïsme, et cest dans tous les temps que la croix du Sauveur du monde devoit être levée comme un signe de contradiction, suivant l'expression de l'Evangile. Si vous remontez jusqu'aux premiers Ages du christianisme, vous verrez tout ce qu'il eut à souffrir de la puissance tyrannique des Césars, de la jalousie des prêtres des faux dieux, des subtilités des rhéteurs et des sophistes, des fu-

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leurs du peuple égaré par la* superstition.

Mais, si Ton vit les Cclse et les Porphyre aiguiser leurs traits pour le combattre, on vit aussi les Origène et les Augustin s'armer pour sa défense 5 si les Dèce et les Julien épuisèrent contre lui tout ce que pous oient inventer la cruauté et l'artifice, les Constantin et les Théodose abaissèrent devant lui leur front victorieux : contraste qui s'est plus ou moins renouvelé dans tous les âges de l'Eglise, depuis son origine jusqu'à nous. Après les persécutions sanglantes du paganisme, elle fut troublée par les schismes et les hérésies; plus tard 1 ignorance et la barbarie, sans altérer le fond de sa doctrine, semblèrent la couvrir d'un voile ténébreux. Dans des temps plus rapprochés de nous, une raison inquiète mit en problème les croyances établies, arracha les anciennes bornes, et le désir d innover s'accrut de plus en plus, jusqu'à ce qu'enfin, dans le dix-huitième siècle, une légion de beaux esprits travaillât à saper le christianisme dans ses fondemens mêmes. Leurs écrits, répandus dans l'Europe entière, y firent circuler les poisons d'une incrédulité sédi-

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lieuse, qui remua dans le cœur de l'homme tout ce qu'il y a de passions désordonnées, souleva la terre contre le ciel, et dans la révolte contre Dieu prépara la révolte contre les rois. Bientôt toutes les classes, tous les Ages, furent infectés de la contagion funeste; enfin la liberté de penser amena celle de tout oser et de tout faire , et avec elle ce déluge de maux qui a été sur le point de nous engloutir pour toujours. L'incrédulité, qui s'étoit montrée si tolérante dans ses écrits, se montra cruelle dans ses actions ; armée de la toute-puissance , elle ne sut en faire usage que pour persécuter et pour détruire. C'est sur les débris sanglans de l'autel et du trône, quelle éleva ses chaires de mensonge; il n'est pas d'excès qu'elle ne commandât alors, qu'elle n'essayât même de justifier; elle raisonna toutes ses fureurs, et l'on vit, sous sa domination, la plume du bel esprit s'allier à la hache des bourreaux. Sans doute c'étoit une chose désolante que ce déchaînement universel contre le christianisme; mais ce qui n'est pas moins déplorable peut- être, ce qui feroit presque désespérer du salut de la religion et de la

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patrie, c'est que l'expérience ne nous ait pas désabusés des doctrines perverses qui ont été la source de nos calamités- c'est de voir que l'impiété, assise encore sur des ruines qui sont son ouvrage, insulte à la religion qui cherche à les réparer, et qu'elle trouve des partisans, peut-être même des apôtres, jusque parmi ceux qui en ont été les victimes. Oui, de nos jours, on affecte de regarder la religion comme une chose surannée, on la renvoie à la simplicité de nos aïeux, on voit dans 1 incrédulité le triomphe de la raison , et l'on ne paroît pas même en soupçonner les ravages et les suites funestes. Je viens essayer en ce moment de déchirer le bandeau fatal qui couvre les yeux des déserteurs du christianisme; je m'adresse en particulier aux incrédules encore jeunes, et je leur dis : Vous faites gloire de n'avoir pour guide que la raison ; eh bien! j'en appelle de vos opinions sur le christianisme à votre raison même, je prétends que vous devez vous défier de votre incrédulité, et que, si vous êtes raisonnables, vous devez la soumettre à un nouvel examen. C'est la seule proposition que je

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m'attache à développer aujourd'hui, pour ne

pas embrasser une trop vaste matière.

RlEN n'est plus commun Je nos jouis «pie de rencontrer de jeunes incrédules qui fout gloire de ne pas penser sur le cluLtianisme comme leurs pères, traitent toute croyance religieuse de préjugé vulgaire j et paroissent s'endormir sans crainte et sans remords dans leur incrédulité. Toutefois , si je l'examine de plus près; si j'en étudie les motifs et les caractères, je la trouve marquée à des traits qui m'en donnent vine idée peu favorable. Je les invite en ce moment à se replier sur eux-mêmes, et à descendre dans leur cœur pour y apprendre à se connoître : je veux essayer d'y porter la lumière pour leur découvrir ce qui peutêtre leur avoit échappé jusqu'ici, leur faire sentir combien leur incrédulité doit leur être suspecte, et pour cela je prétends les forcer de convenir avec moi que leur incrédulité n'est point éclairée, que leur incrédulité n'est point sincère, que leur incrédulité n'est point désintéressée.

Je dis d'abord que l'incrédulité des jeunes

nos gens, et ce que je dirai d'eux pourra Lieu s'appliquer à beaucoup d'autres encore, n'est point éclairée. En effet, Messieurs, si, avant de se déclarer incrédules, ils avoient pris les précautions les plus sages pour écarter l'erreur et connoître la vérité; si, dans cette querelle élevée de nos jours entre le christianisme et ce qui s'appelle faussement la philosophie, ils avoient procédé avec cette lenteur, cette maturité que demande une affaire aussi grave; s'ils avoient apporté dans l'examen ces soins, cette diligence, qu'ils mettroiont dans une chose sérieuse qui intéresscroit leur repos, leur fortune, leur vie, alors peut-être je pourrois croire que leur incrédulité est raisonnée et réfléchie. Mais très-souvent ils se sont décidés sans presque aucun examen , avec une légèreté dont ils rougiroient dans de simples questions de science ou de littérature; et comment ont-ils formé leur opinion sur le christianisme? c'est d'après les discours de quelque jeune voluptueux qui cherche dans les maximes d'une philosophie commode la justification de sa conduite^ c'est d'après quelque livre frivole qui donne iv. 5

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<]< s plaisanteries pour des raisons 5 cVst d'après quelques ouvrages plus sérieux, il est Vrai, mais pleins d'argumens cent fois réfutés; c'est d'après l'autorité de quelques hommes versés, si l'on veut, dans les sciences humaines, mais assez étrangers à celle de la religion; et, s'il en est ainsi, quoi de plus irréfléchi, de moins éclairé que leur incrédulité, et la manière dont ils se sont déclarés pour elle a-t-elle bien de quoi les rassurer? Entions ici dans quelques développemens; peut-être ce que nous allons dire ne sera quel histoire fidèle de plus d'un incrédule présent dans cette assemblée. Ce jeune homme a pu entendre parler de fausses légendes, de faux miracles, de fausses révélations, de livres apocryphes, et l'on aura fait devant lui un parallèle plein de malignité entre ces impostures et le récit de nos Evangiles; et voilà que séduit, incapable de saisir des différences réelles, mais qui demanderaient plus de réflexion , sa croyance chancelle, son respect pour la sainte Ecriture s'affoiblit, le doute entre dans son ame; il dévient incrédule, sans soupçonner que r,iulhenlicité de nos Evangiles est mieux

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établie que celle des œuvres de Démosthène et de Virgile , que tout le monde avoue , et que les faits évangéliques sont mieux attestés que ceux de Socrate ou de César, dont personne ne doute.

Un savant aura composé sur la formation du inonde un svstème où se trouve un mélange adroit de faits avérés et de faits douteux, d'observations justes et de conjectures hasardées, mais dans son ensemble en opposition avec le récit mosaïque sur 1 origine des choses ; et voilà qu'un jeune homme, déjà initié dans les sciences naturelles, se repaissant de mensonge comme de vérité, adopte avec joie une théorie qui le débarrasse du joug d'une autorité sacrée , sans penser que cette théorie vaine est démentie par d'autres aussi vraisemblables ; qu'on y donne des suppositions pour des réalités, et que ce qu'elle a de bien démontré se concilie avec le récit mosaïque.

Rien n'est plus facile que de présenter la religion sous un jour faux et odieux, de travestir les livres saints, d'y trouver des difficultés, des contradictions apparentes, des choses bizarres et singulières, quand

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elles sanl détachées des circonstances nui servent à les expliquer, il. bien! qu un oux âge où la p< ligion est ain i au ignement défigurée tombe dans les mains d'un jeune homme, il n'en faudra pas davantage pour ébranler sa foi; il ne saiï pas que rien n'est plus \o:sin du sublime que le ridicule, et qu'il seroit plus aisé de parodier bossuet qu'ira orateur médiocre ; que les savans ^ erses dans les langues et les antiquités ont éclairci ces difficultés qui l'arrêtent, et qu'il seroit bien impossible qu'il n'y eût pas des obscurités et des eboses singulières dans des livres composés, il y a tant de siècles, au milieu de mœurs, d'usages et de lois qui n'ont rien de commun avec les nôtres.

Plus d'une fois l'orgueil et l'ambition ont abusé du ebristianisme pour de coupables excès, plus d'une fois ses ministres l'ont désbonoré par des vices et des scandales , et ses sectateurs y ont mêlé des pratiques superstitieuses; et certes les vices de quelques ebrétiens ne prouvent pas plus contre le ebristianisme que les vices d'un déiste ne prouvent contre l'existence de Dieu : n'importe , quand il s'agit de la religion , on ne

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rougit pas d'être injuste , on viole toutes les règles du raisonnement, on se fait une logique à part, au risque d'être absurde; il faut que la religion soit responsable même des excès qu'elle défend et qu'elle condamne bien plus hautement encore que la raison ; il faut qu'on lui ravisse la gloire des vertus mêmes qu'elle seule inspire, et que les maux passagers dont elle est le prétexte fassent meconnoître les biens immenses de tous les lieux, de tous les jours, de tous les momens, dont elle est la source véritable par une influence secrète et sans cesse renaissante. Or, Messieurs, c'est en vain que dans cette manière de voir, de raisonner, d'apprécier les choses, je cherche le bon sens et l'équité.

Je voudrois qu'un jeune homme commençât par se défier de ses propres pensées; que., dans l'âge des plaisirs et des illusions, il fût en garde contre les désirs de son cœur; que, dans ce qui regarde la religion, il eût plus de déférence pour ceux qui en ont fait une étude plus approfondie. Quoi! dans les questions épineuses de la législation, vous ne consultez pas un poète 3

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mais un jurisconsulte d'une haute réputation ; dans les sciences naturelles, vous ne vous adressez pas à un homme de lettres, mais à un savant qui en ait pénétre les secrets; jeune et novice encore, il ne vous arrive pas de vous croire plus habile et plus clairvoyant que les magistrats et les savans les plus consommés. Eh bien! la religion a aussi ses docteurs; elle a confié ses intérêts et sa défense à des hommes qui, par état ou par une destination particulière;, doivent mieux la connoître. Oui, il est des hommes qui ont fait une étude méthodique, approfondie de toutes les parties de la religion , qui en connoissent en détail et avec précision les dogmes, les préceptes, la discipline et l'histoire; qui, mieux que les incrédules eux-mêmes, ont lu les ouvrages anciens et modernes, étrangers ou nationaux, composés contre la religion, et vous dédaignez de profiter de leurs lumières et de leur savoir! vous ne prenez pour guide qu'un esprit sans réflexion et sans maturité! Où est ici la prudence, et cette modestie qui devroit toujours être la compagne de Fin ex-' périence?

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Jeune incrédule, je ne commencerai pas par vous dire : Croyez avant tout examen; je ne prétends pas étouffer votre raison, lui faire \iolence, et vous précipiter, en quelque sorte, dans le christianisme; mais je vous dirai : Examinez pour croire, et, si vous vous refusez à l'examen, j'aurai le droit de vous accuser de fouler aux pieds tous les principes d'une saine saison. Vous avez été, je suppose, nourri, élevé dans les maximes de la religion ; vous l'avez reçue de vos pères, qui eux-mêmes Favoient reçue des âges précédens, et voilà que, sans réflexion, avec la plus inconcevable légèreté;, vous abandonnez l'antique croyance. \ous avez lu ou entendu quelque sophisme, et vous reniez gaiment la foi de vos pères; vous fermez l'oreille à ceux qui vous invitent à un examen sérieux et approfondi. Quelle témérité, et quelle obstination tout ensemble! Quoi! cette religion, si magnifique dans ses promesses , si pure dans sa morale , si féconde en vertus, si puissante sur le cœm des peuples qu'elle a successivement attirés à elle, si étonnante, et par son étendue qui embrasse le monde entier, et par son im-

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mobile durée au milieu des révolution* du temps <jui détruit tout ce <|ni est humain, si imposante par cette foule de beau* génies qui lont professée depuis dix [mit siècles, tout cola n'a rien qui vous louche, rien qui vous fasse craindre de faire une démarche hasardée et périlleuse, en désertant le christianisme! Où est donc le respect que vous devez à la mémoire de vos pères, ;\ l'autorité de tant de grands hommes, aux vertus de tant d'illustres personnages? Depuis dixhuit cents ans, tovit ce qu'il y a de plus éminent en génie comme en vertu, de plus extraordinaire par le savoir et le talent, et même de plus intéressé par orgueil à trouver fausse la religion chrétienne, l'a discutée, examinée, approfondie sous tous les rapports, et a fini par y ajouter la foi la plus entière; et tout cela, aous îe comptez pour rien , et vous ne soupçonnez pas qu'une religion capable de subjuguer tant de sublimes esprits, d'élever la foiblesse humaine à un ti liant degré de perfection, est pleine d'une force secrète et toute divine, que la source d'où découlent des eaux si pures ne sauroit être empoisonnée! Je n'irai pas jus-

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qu'à vous dire que ces considérations sont assez puissantes pour fixer votre croyance, mais du moins ne doivent-elles pas vous inspirer quelque défiance de votre incrédulité? Encore une fois, je ne vous dis pas: Ci<>\ ez sans examen, mais si, par un déplorable aveuglement, vous êtes passé des lumières dans les ténèbres, si vous en êtes venu jusqu'à l'irréligion décidée, je vous rappellerai les paroles d'un iliu&tre écrivain de nos jours, qui, après de longues années d égarement, revenu à la religion, a dit, dans un de ses ouvrages : (( J'ai cru, parce » que j'ai examiné; examinez comme moi,, )) et vous croirez. »

Yous dites peut-être quelquefois que vous enviez le sort de ceux qui sont convaincus, et qui ont le bonheur d'être chrétiens; que vous voudriez bien croire comme eux, mais que cela n'est pas en votre pouvoir : langage peu sincère, par lequel vous vous trompez vous-même, mais qui ne sauroit nous abuser. Non, vous n'avez pas un véritable désir de croire à la religion ; je vous demande ce que vous faites pour arriver à la conviction? Tout ce qui combat la religion , vous en t U.

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avide; tout ce qui est pour elle, vous le rejetez avec dédain; les livres qui dp respirent que l'irréligion et la volupté sont toujours dans vos mains; ceux qui sont consacrés à la défense du christianisme n'approchent pas de vous; vos doutes, vous négligez de les éclaircirj vos argumens, vous n'en demandez pas la solution; les titres fondamentaux du christianisme, vous ne les étudiez jamais : avec cela, comment arriver à la crovance? Ainsi vous êtes incrédule sans trop savoir pourquoi; convenez donc que vous vous êtes décidé à l'être sans motifs péremptoires, ou plutôt pour des raisons frivoles, c'est-à-dire que dans la réalité vous êtes devenu, et que vous restez incrédule par un excès de crédulité.

Voulez-vous que je vous croie raisonnable? faites donc usage de votre raison; citez à son tribunal vos opinions, aussi irréfléchies qu'incertaines, sur le christianisme; employez ce que vous avez de force d'esprit à éclaircir vos doutes, à bien connoître ce que vous ne connoissez qu'imparfaitement; avant tout , a dressez- vous au Père des lumières, pour qu'il vous éclaire dans les

ténèbres. Demandez- lui, comme autrefois Augustin , de le connoître et de vous connoître : Noverim le, noverim. me. Oui, si Dieu est le premier des êtres, la religion est la première des choses. Dans les sciences naturelles, vous trouverez bien de quoi repaître la curiosité , occuper et charmer vos loisirs, et même de quoi vous rendre utile à vos semblables; mais ce qui réprime le vice, règle la conduite, console dans le malheur, rend l'homme bon et heureux, l'élève audessus des orages des passions comme des révolutions du temps, il faut Je chercher dans une région supérieure à celle que nous habitons, le demander à cette religion céleste qui fixe Famé par la foi, la soutient par l'espérance, la perfectionne par la charité ; c'est l'ancre salutaire au milieu de toutes les tempêtes, et, quand elle est brisée, il n'y a plus à attendre que le plus triste naufrage.

C'est assez pour vous faire sentir que l'incrédulité des jeunes gens n'est pas éclairée ; j'ajoute qu'elle n'est pas sincère.

C'est une chose bien remarquable, Mes-

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