‹ Défense du christianisme, ou, Conférences sur la religion (volume 5)Chapitre 7 sur 38 · L£S MIRACLES EN GL-ISÉRAL · texte numérisé non relu

L£S MIRACLES EN GL-ISÉRAL

miracles^ double assertion également fausse. Déjà nous savons à quoi nous en tenir sur la première, discutons la seconde.

Je vous prie de Lien le remarquer; il ne s'agit pas de considérer le miracle dans la cause cp^iile produit, mais dans son existence même: le témoignage ne tombe pas sur la manière invisible et surnaturelle dont le prodige a été opéré, mais sur le résultat existant et mis sous les yeux. Si un mort ressuscitoit, Faction secrète du Tout- Puissant échapperoit à mes regards; mais qu'un mort soit dans la tombe , ou qu'il soit do nouveau vivant sous mes veux, c'est toujours un objet scnsdjle que je puis voir et touclier. En ce genre, comme dans tout le reste, il peut se trouver des fourberies; mais tout n'est pas imposture, il est des morts qui sont bien morts : et f[ui de vous n'en a pas fait trop souvent la cruelle expérience? Si la résurrection est possiljle , elle peut arriver par la toute-puissance di\ine; si eUe peut arriver , elle peut avoir des témoins , ces témoins peuvent la raconter; et ici, comme dans tous les faits, tout se réduit à savoir si leur témoignage est irrécusable^

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s'il est rc>etii clc tous los caractères qui en t;arantisseul la rjciélité. En vain on dira nu'il. est contraire à l'expérience qu'un mor.t li ssuscite, qu'il est physiquement certain quil n'est pas ressuscilé. Que signifie ce langaj^e? On ne prétend pas que cette résurrection soit Icirct des lois de la natiu-e, mais une dérogation à ces lois, opérée par l'auteur même de ces lois. Il est pliysiqiicmeut certain qu'elle n'est pas arrivée , tant qu'il a plu à Dieu de ne pas intervertir Forarc accoutumé de la nature: mais ce qui est impossible aux forces de la nature est facile à Dieu* celui qui a donné la premièje vie peut en donner une seconde. Encore une fois tout se réduit à savoir si la chose est arrive'e.

Qu'a donc prétendu fauteur des Pe7iS('cs philosophiques y quand il a dit: (( Tovit Pay) ris \iendroit me dire qu'un mort est rcs- )) suscité à Passy, que je n'en croirois rien: il » est ])liis possijjle que tout Paris se tronqie, )) qu'il ne Fest qu'un mort ressuscite? )) Ce n'est là (pi'mi sopiiismc, qu'un langage é(piivocpic. Sans doute il n'est pas possible qu'iui mort recouvre la Me ])ar les seules forces do la nature. Saus doule il est possible que tout

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