‹ Défense du projet de loi sur les prisons contre les attaques de ses adversairesChapitre 43 sur 45 · IGNORANCE ET MAUVAISE FOI · texte numérisé non relu

IGNORANCE ET MAUVAISE FOI

A MonneuT U Directeur de la Revue de Législation 9

MoFfsuEua LE Directeur,

Vous avez inséré dans votre cahier de mars un article qui concerne ma traduction des rapports officiels du pénitencier de Philadelphie, article que je ne crois pas de vous, et que je suis cependant forcé d'accepter comme de vous, puisqu'il porte la responsabilité de votre nom.

J'ai ajouté, j'ai supprimé, j'ai omis, dites-vous.

J'ai ajouté, en effet; mais quoi? un sommaire en tête de chaque rapport et une table des matières à la fin. N'est-il pas puéril de me reprocher une addition qui n'a pour but que d'indiquer des pages et de faciliter les recherches.»^ Ne serait-ce point à cause de cela, précisément, que le reproche m'est fait ?

J'ai encore ajouté, dites-vous, une note finale dans laquelle je qualifie la Société de Boston d'agence de mensonges^ etc. Ceci est plus grave, parce que ceci est faux. Lisez, Monsieur, les pages 32, 35 et 46 qu'indique cette note et vous y verrez que je n'ai fait que traduire, en termes affaiblb, les propres expressions des inspecteurs et du gouverneur da pénitencier.

Vous demandez où sont les preuves de ces mensonges; maïs, Monsieur, elles sont sous votre plume et dans votre Revue même, car vous n*y avez pas encore écrit, ou laissé écrire, un seul mot sur le pénitencier de Philadelphie qui ne provienne de cette source. Aussi lorsque vous dites que vous av«z lait vous-même la confrontation des rapports de la Société de Boston avec les rapports des inspecteurs du pénitencier, vous avancez là une chose qui ne peut être, car si vous eussiez réellement fait cette confrontation, il est certain. Monsieur, que je n'aurais point à vous contredire en ce moment.

D'ailleurs, si vous désirez de plus amples informations, venillez vous donner la peine de lire la brochure que je viens de publier et où se trouvent réfutées par des faits, par des chiffres incontestables, toutes les argumentations de^ adrersaires du projet de loi sur les prisons.

Permettez-moi a cette occasion. Monsieur, de vous envoyer cette brochure comme réfutation de votre propre article. Mon siège était fait\ il est vrai, quand cet article a paru ; mais, comme les erreurs qu'il contient ne sont que des erreurs d'emprunt, elles trouveront naturellement leur réponse dans celle que je fais à leur auteur, M. Lucas.

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