‹ Défense du traité de commerce avec l'Angleterre [microform]Chapitre 3 sur 7 · H) DÉFENSE DF TRAITÉ DE COMMERCE · texte numérisé non relu

H) DÉFENSE DF TRAITÉ DE COMMERCE

deux pays indépendants l’un de l’autre les garanties nécessaires ù la sécurité de leur coniinerce et à la conservation des déboucliés qui profitent à leur agriculture et ù leur industrie.

Je reconnais sans peine que, malgré la dénonciation du traité, le (jouvernement anghiis ne cluingerapas sa politique commerciale pour revenir au système des droits protecteurs. Mais l’Angleterre n’a pas renoncé aux taxes fiscales et aux recettes de douanes. Elle maintient des droits très-élevés sur les thés, les sucres, les cafés, les alcools. Ee n’est pas au régime protecteur qu’elle a renoncé par le traité de commerce, elle avait abandonné ce svstème bien avant 18(i0. Elle a renoncé

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par le traité à des taxes fiscales qui fournissaient des ressources à son budget. Elle a réduit dans des proportions considérables des surtaxes qui existaient sur des produits comme les eaux-de-vie et les vins, qui payent des impôts partout, et qui en payent en Erance de très-élevés. Supposez que l’Angleterre se trouve en présence de nécessités financières qui exigent un surcroît d’impôts; supposez une guerre onéreuse avec la Chine ou une insurrection dans rinde, la France sera fort exposée à en payer les frais. En rétablissant les anciennes surtaxes sur nos vins, le Gouvernement anglais se procurerait 25 millions. Les soieries donneraient maintenant 10 millions au lieu de 0. Les eauxde-vie, les produits agricoles, les articles de Paris feraient facilement encore une vingtaine de millions. Avec le traité de commerce tous ces dangers étaient impossibles ; nous y serons exposés demain.

11 ne faut pas se dissimuler qu’il y a eu Angleterre un parti puissant qui sera tout disposé à pousser le Gouvernement anglais dans la voie que je signale avec une crainte sérieuse et quelque expérience à l’attention de nos négociateurs. 11 y

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