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savoir si la prostate est grosse, dure ou molle, mais on ne peut pas sentir la forme de la lésion qui siège au col vésical.
Par le cathétérisme, comme l’enseignait Mercier ? Mais les nombreuses prostatectomies urétrales pratiquées presque toujours sans résultat par ce chirurgien, sont la meilleure preuve de Pimpossibilité d’un pareil diagnostic.
L'appareil de Mansell Moullin est sujet aux mêmes reproches, et ne donne pas de meilleurs renseignements que le simple cathétérisme.
La prostatectomie ne saurait donc être une opération exécutée de parti pris dans le but de faire cesser les accidents et, des observations publiées dans la thèse de Prédal, il semble se dégager que la plupart des prostatectomies ont donné des succès précisément parce qu’elles ont été précédées et suivies surtout de l'ouverture de la vessie.
La cystostomie sus-pubienne, en effet, est l'opération qui réunit le plus d'avantages; elle atteint le but que l’on cherche et remplit les conditions que réclame l’état des malades.
Elle supprime les accidents immédiats de la rétention, là douleur, la cystite et le mauvais état général ; tous les opérés bénéficient d’une amélioration rapide.
En donnant libre cours à l’urine et en permettant l’asepsie complète de la vessie, elle prévient Le retour de pareils accidents, et très souvent elle rétablit normalement les fonctions urinaires. Très souvent, en effet, la prostate élant décongestionnée par le fait de la cystostomie suspubienne, l'urine s’écoule librement par lurêtre, alors que, pendant la période de congestion il existait un véritable obstacle prostatique.
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MM. Delore et Molin ont même publié une observation assez curieuse : ils’agit d’un homme qui eut à la naissance une fistule ouracale oblitérée au bout de trois mois. A l’âge de soixante-quatre ans, à l’occasion d’une hypertrophie prostatique, provoquant de la rétention, cette fistule se rouvrit comme une soupape de sûreté.
L'ouverture vésicale à donc une action bien réelle, en décongestionnant la prostate; mais ses avantages sont encore bien plus importants, si nous tenons compte de l’état général des malades.
Comme nous l’avons vu, en effet, les prostatiques sont presque tous infectés.
L'opération qui leur convient doit, avant tout, être simple, rapide, et ne pas créer un nouveau foyer d’infection vrineuse : la cystostomie réunissant toutes ces conditions est donc bien l’opération de choix.
Il va sans dire que si, daus le cours d’une cystostomie, on découvre un lobe prostatique pédiculé et facilement énucléable, on pourra combiner la prostatectomie à l’opération de M. le professeur Poncet, dont nous allons à présent indiquer brièvement le manuel opératoire décrit avec tous ses détails par M. Delore dans la Cystostomie sus-pubienne, 1899.
L® Temps :Incision de la peau. — Cette incision médiane et verticale commencera au niveau du pubis pour remonter entre les muscles grands droits sur une longueur de 6 à 8 centimetres.
IT Temps : Incision de la ligne blanche, en suivant la première incision dans toute sa longueur.
III. Recherche de la vessie. — C’est un des temps les plus délicats de l’opération. Elle se fait avec la sonde
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PAR OY ras cannelée ou les doigts qui déchirent le tissu cellulaire, IV. Incision de la paroi antérieure de la vessie. — Dans les cas où l’on peut fixer la paroi vésicale à la paroi abdominale par des fils passés dans l'épaisseur du muscle vésical, on peut le faire avant l'incision. Cette incision devra êtrefaite aussi bien que possible peur donner une bonne inclinaison au futur méat hypogastrique.
V. Suture des bords de l'ouverture vésicale avec les bords de la paroi abdominale. Cette suture sera faite après une toilette soignée de tout le champ opératoire.
Une simple couche de gaze préservera la plaie et l'urine pourra s’écouler librement au dehors, jusqu’à ce que le malade soit capable de porter l'appareil de Souel.
OBSER VATIONS