‹ Déformations du col vésical: dans l'hypertrophie prostatiqueChapitre 18 sur 40 · DIE · texte numérisé non relu

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À l’âge de vingt ans, blennorragie non soignée, ayant duré trois ans avec des poussées subaiguës.

A la suite le jet d'urine est resté plus petit et irrégulier. A. trente-cinq ans, en travaillant dans sa vigne, il tombe brusquement et reste évanoui pendant une demi-heure. On l'emporte chez lui, mais un médecin est obligé de le sonder. Le lendemain il se sonde lui-même et, depuis lors, il est fréquemment obligé de se cathétériser. Il urine fréquemment et se lève souvent deux à trois fois par nuit. Plus tard, il fit une chute semblable sans préludes épileptiques et fut également obligé de se sonder. Ni syphilis, ni impaludisme, mais un peu d’alcoolisme,. Il y a quinze jours, incontinence d'urine ou plus vraisemblablement miction par engorgement. Deux jours avant l’entrée à l'hôpital, rétention ; le cathétérisme, pratiqué par un médecin, est impossible ; on fait une ponction hypogastrique qui permet de retirer 2 litres d'urine.

13 janvier 1898. — Le malade entre dans le service de M. le professeur Poncet. La vessie, distendue, remonte jusqu’à l’ombilic.

Le cathétérisme est impossible même avec le conducteur Maisonneuve. D'ailleurs, le malade déclare qu’il s’est toujours cathétérisé avec une très petite sonde du volume d’une allumette. Au toucher rectal on constate une hypertrophie prostatique volumineuse, surtout du lobe médian.

Le malade présente un peu de bronchite.

M. Bérard, chef de clinique, pratique la cystostomie d'urgence qui s'effectue suivant les règles habituelles. A l'ouverture de la vessie il s'échappe un flot d'urine trouble à odeur très ammoniacale ; à l'exploration intra-vésicale on constate une vessie à colonnes.

Lavages intra-vésicaux abondants. Pansement habituel avec de la gaze iodoformée et un bloc de coton. Le soir, la température atteint 3997.

Elle se maintient les trois jours suivants entre 38°8 et 39 degrés. Le malade est lavé deux fois par jour. La plaie présente un peu de sphacèle.

Nous enlevons les fils au bout de quatre jours et constatons, à droite, un petit décollement sous-cutané par infiltration purulente,

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17 janvier, — La température commence à baisser.

Le matin, elle atteint 38°2 ; le soir, 38°7.

Le lendemain, elle se maintient entre 37°8 et 37°9, Depuis lors, le malade n’a plus de fièvre.

19 janvier. — Le malade se plaint de douleurs prévésicales et, à l'exploration, nous constatons que l’espace prévésiczl est globuleux, induré, simulant un abcès en voie de foræation.

23 janvier, — Latuméfaction prévésicale diminue tout en restant manifeste. Les douleurs persistent ; pas de collection purulente. Il s'agit là de phénomènes inflammatoires subaigus, comme on en constate assez souvent au cours des infections vésicales graves. Lies parties sphacélées de la plaie s’éliminent, On continue les lavages deux fois par jour au permanganate faible.

Depuis lors, le malade va de mieux en mieux,

7 février. — Il quitte le service et porte l'urinal Souel qui, chez lui, empêche tout suintement d'urine, même dans la position couchée. La plaie est complètement cicatrisée. Le nouvel urètre hypogastrique incontinent tend à s’oblitérer. On le dilate plusieurs fois avec des bougies d'Hégar, on passe même les plus gros numéros, Chaque dilatation est suivie d’un lavage soigneux.

Le malade n’a pas encore uriné par la verge.

Jusqu'au 22 février il revient tous les huit jours environ pour se faire dilater. Depuis deux jours il urine quelquefois par la verge.

Dès ce moment on supprime toute dilatation et, depuis, nous n'avons pas revu le malade,

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