ANATOMIE PATHOLOGIQUE
Gomme nous le verrons en pathogénie, l'hypertrophie de la prostate n’est pas seule en cause dans les troubles vésicaux que nous venons de décrire ; l’arbre urinaire tout entier est atteint ; aussi nous décrirons en quelques mots les lésions des reins et des uretères pour insister spécialement sur les altérations de la vessie, des vaisseaux, de la prostate, et surtout sur les déformations du col vésical.
Au début de la maladie, les reins ne présentent d’autres lésions que celles de la sclérose généralisée à toutes les voies urinaires; plus tard, au fur et à mesure des progrès de l’hypertrophie prostatique, la vessie ne se vidant plus que difficilement, cette rétention retentit sur l’organe générateur de l’urine qui se sclérose, se rétracte de plus en plus et présente bientôt toutes les altérations de la néphrite chronique ; quelquefois même dans le cas d’infection vésicale, on peut observer tous les ravages de la pyélonéphrite ascendante.
Les parois des uretères sont très épaisses, et leur lumière paraît très agrandie; leur orifice intra-vésical est également dilaté, d'autant plus qu’il est surélevé par
la saillie du bourrelet interurétérique hypertrophié. = Les altérations de la vessie sont beaucoup plus nom-