ÉTUDE DE NU POUR LES MALHEURS DE LA VILLE D'ORLÉANS
Atelier Je l'Artiste.
sous leur rapport purement matériel, mais surtout et avant tout suivant le sens de la vie. A côté de l'arrangement local, extérieur, de la disposition naturelle, il y a la partie humaine, dramatique, passionnée. Degas y a toujours tendu, mais d'une façon contenue, insaisissable pour les esprits superficiels, lesquels ne savent point voir ; car voir ne consiste pas à tout recueillir, mais au contraire à ne voir que ce qui compte, a une valeur, une importance. Degas possède comme pas un cette faculté si rare, et, en plus, le don d'exprimer ce qu'il sent.
Ce n'est pas lui, esclave de la vérité qui, pour une danseuse, une chanteuse de café-concert, une acrobate, une fille de brasserie, une habituée de bouibouis de Montmartre, une modiste, une repasseuse, fera poser un modèle quelconque.
S'il travaille constamment, d'après nature et ne laisse rien à l'imprévu, c'est que, comme Ingres, sachant que le modèle ne donne jamais complètement ce que 1 on veut exprimer, ni comme caractère, ni comme dessin, ni comme couleur, ce modèle néanmoins reste indispensable au point que l'on ne peut rien faire sans lui. Ce qu'il savait aussi à merveille, c'est qu'il n'est pas moins indispensable de ne point le copier, car alors l'œuvre sentirait la servitude. L'étude d'après nature n'a jamais été pour lui qu'une indication.
Degas n a pas tenté, comme Gros et Delacroix, d adapter 1 Histoire à l'expresssion du mouvement violent, à la passion portée au paroxysme.
C'est dans la vie contemporaine, dans la vie des gens qu'il rencontre,
l'iioto Durand-Ruel.