‹ Dégénérescence et criminalitéChapitre 28 sur 82 · L'ANOMALIE MORALE DU CRIMINEL · texte numérisé non relu

L'ANOMALIE MORALE DU CRIMINEL

M. Garofalo, qui reconnaît l’impossibilité d'établir jusqu'à présent l’anatomie du criminel, s’efforce de le distinguer par une anomalie morale ‘. L’idée de considérer le criminel comme un être immoral n’est peut-être pas absolument nouvelle. Quant à la distinction de cette « anomalié morale » du criminel des « maladies morales » des aliénés et des dégénérés, et de la « norme morale » des sujets sains, elle n’est point du tout établie dans le travail de M. Garofalo. Sans nous prévenir sur quelles études préalables il se base pour traiter de si haut les aliénistes qui admettent l’existence d’une folie morale, « nous n’admettons pas, dit-il, de folie exclusivement morale »; il est vrai qu’à la page suivante il nous avertit que M. Tarde accepte ses idées sur la différence entre la folie dite morale et l'instinct

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