‹ Dégénérescence et criminalitéChapitre 29 sur 82 · L'Anomalie du criminel (Revue philosophique, mars · texte numérisé non relu

L'Anomalie du criminel (Revue philosophique, mars

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criminel. Et la différence entre le fou et le criminel, voici sur quelles observations il la fonde : « Les perceptions du monde extérieur produisent chez le fou ou chez l'imbécile des impressions exagérées (observations très contestables) ; elles font naître un processus psychique qui n'est pas en accord avec la cause extérieure ». « Chez le criminel-né, au contraire, le processus psychique est en rapport avec les impressions du monde extérieur. » M. Garofalo déduit cet accord ou ce défaut d'accord de la différence qui existe entre les faits suivants qu’il rapporte : « Le fou décrit par Poë étouffe son oncle uniquement pour se débarrasser de la vue d’un œil louche qui l'ennuyait ». « Un certain T., fâché de ce que son domestique l'avait quitté, le guetta au passage et le tua d’un coup de fusil. » Quoi qu’en dise M. Garofalo, tout le monde reconnaitra que les seuls caractères différentiels de c2?s actes sont absolument incapables de faire établir une distinction fondamentale.

Après avoir contesté la parenté morbide du crime, M. Garofalo admet que lanomalie psychologique de certains criminels a été très bien définie par M. Benedikt comme une névrasthénie morale combinée à une névrasthénie physique. Mais qu’estce donc que la névrasthénie, si ce n’est un état maladif, tantôt héréditaire, tantôt congénital, tantôt acquis, mais dont le développement en tout cas est grandement favorisé par le surmenage (nervous exhaustion des Américains)? Cette concession revient à reconnaître que la criminalité est une névrose.

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