‹ Dégénérescence et criminalitéChapitre 43 sur 82 · Spinoza, Ethique, Ile part., sch · texte numérisé non relu

Spinoza, Ethique, Ile part., sch

10 DÉGÉNÉRESCENCE ET CHRIMINALITÉ

pérmet d'établir entre les criminels aucune distinction fondamentale sur l’existence d'un soi-disant libre arbitre non pas hypothétique, mais matériellement impossible. Tous sont des nuisibles contre lesquels la société a le droit et le devoir de se protéger. S'il ne faut pas traiter un scélérat autrement qu'un malade, comme dit Vauvenargues, il y a des malades contre lesquels il faut se garder :.

l. « Quelle que soit l’idée qu'on se fait de la responsabilité morale, il n’y a aucun doute sur la responsabilité légale; celle-ci n'ayant d’autre but que de préserver la société, soit par la séquestration, soit par l’intimidation, doit atteindre pareillement les aliénés criminels non aliénés ou supposés tels; ce qui revient à dire qu’il faut traiter les criminel comme des malades, et les criminels très dangereux comme! des malades très dangereux. » (Littré et Robin, Dictionnairt de médecine, 13e éd., 1873, p. 385.)

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