‹ Dégénérescence et criminalitéChapitre 64 sur 82 · L’EMPRISONNEMENT- CELLULAIRE · texte numérisé non relu

L’EMPRISONNEMENT- CELLULAIRE

irconstance de la récidive qui est commune aux Jiénés et aux criminels, tient en grande partie aux onditions orgariiques, mais élle dépend aussi granlement du défaut dé ressources du libéré impuissant. L'action du patronage extérieur, de l’assistance par le travail, a d'autant plus de chances d'être efficace que le libéré est mieux préparé par cette éducation, dont l’application est surtout recommandable lorsque les sujets qu’on se propose d’arnéliorer sont moins profondément descendus dans le crime. Ce n'est pas sans raison qu'on a proposé d’appliquer de préférence le traitement cellulaire et l'éducation qui le complète aux vagabonds !.

Tous les criminels et délinquants ne sont pas en mesure de profiter du patronage pénitentiaire, ainsi les criminels aliénés et les criminels invalides. Il existe en Suède une maison spéciale pour lescondamnés atteints de maladies incurables, infirmes ou âgés. Depuis longtemps en France, Georget a eu l’idée d’un quartier spécial pour les aliénés criminels; il existe actuellement à Gaïllon un quartier spécial pour les criminels devenus aliénés pendant le courant de leur peine. En Angleterre, les aliénés criminels ont un asile spécial, celui de Broadmoor, qui a été depuis imité en Italie. L'établissement d’asiles de ce genre a rencontré de vives oppositions en France, sous prétexte qu’il n’y a qu’une distinction Subtile entre les aliénés criminels et les aliénés dangereux, et que tous les aliénés peuvent être dan-

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