‹ Dégénérescence (volume 2)Chapitre 53 sur 60 · Lombroso, Génie et Folie , p. 214 et sqq · texte numérisé non relu

Lombroso, Génie et Folie , p. 214 et sqq

LE CULTE DE RICHARD WAGNER

qui « trouvait de très belles mélodies nouvelles, etc. », et il ajoute que les personnes atteintes dâ* la folie des grandeurs et de paralysie générale surpassent les autres aliénés en talent musical, « et cela pour le même motif d’où procède leur aptitude particulière à la peinture » : leur violente excitation cérébrale.

Wagner musicien a été très fort attaqué précisément par les musiciens. Il le constate lui-même. « Deux amis (Ferdinand Hiller et Robert Schumann) croyaient avoir bien vite découvert que je n’étais pas particulièrement doué comme musicien. Aussi mon succès leur paraissait-il fondé sur les textes écrits par moi-même 1 2 ». En d’autres termes, toujours la vieille histoire : les musiciens le tenaient pour un poète, et les poètes pour un musicien. Il est naturellement commode d’expliquer ultérieurement, quand Wagner avait pour lui le succès, les jugements tranchants d’hommes qui étaient à la fois des artistes musiciens éminents et de sincères amis de Wagner, par cette considération que la tendance de celui-ci était trop nouvelle pour pouvoir être immédiatement appréciée ou seulement même comprise par eux. Mais cette interprétation est précisément peu exacte à l’égard de Schumann, ami de toutes les innovations et que les hardiesses, même différentes des siennes, attiraient plutôt qu’elles ne le choquaient. Rubinstein, aujourd’hui encore, fait de fortes réserves au sujet de la musique de Wagner *, et parmi les critiques musicaux sérieux de l’époque présente, qui ont

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