‹ Dégénérescence (volume 2)Chapitre 55 sur 60 · Lombroso, Génie et Folie, p · texte numérisé non relu

Lombroso, Génie et Folie, p

LE MYSTICISME

pour lui et le protégea, fut François Liszt, que j’ai caractérisé à un autre endroit (Voir mes Lettres parisiennes choisies , 2e édition, Leipzig, 1887, p. 172), et au sujet duquel je me contenterai, pour cette raison, de remarquer ici qu’il offrait la plus grande ressemblance avec Wagner : il était écrivain (ses œuvres, qui comprennent six gros volumes, occupent une place d’honneur dans la littérature des graphomanes), compositeur, érotomane et mystique, tout cela, il est vrai, à un degré incomparablement inférieur à celui de Wagner, qu’il ne surpassait que dans son talent extraordinaire de pianiste. Wagner s’éprenait d’admiration pour tous les graphomanes qui lui tombaient sous la main, par exemple pour ce A. Gleizès que Lombroso range expressément parmi les aliénés 1 et sur le compte duquel Wagner s’exprime en termes d’un enthousiasme exubérant2, et il s’entourait en outre d'une cour de graphomanes d’élite, parmi lesquels nous citerons : Frédéric Nietzsche, dont la folie rendit nécessaire l’internement dans une maison de santé ; Henri de Wolzogen, dont la Symbolique poétique du son aurait pu être écrite par ies plus exquis « symbolistes » ou « instrumentistes » français3; Henri Porgès,

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