Jules Huret, op. cit., p
lique, je pourrais en rester là avec Moréas. Je veux cependant donner quelques échantillons de son Pélerin passionné, afin que le lecteur puisse se faire une idée du degré de ramollissement du cerveau qui se révèle dans ces vers.
Voici le début de la première pièce du recueil, À gnès ‘:
Il y avait des arcs où passaient des escortes
Avec des bannières de deuil et du fer
Lacé (?), des potentats de toutes sortes
— Il y avait — dans la cité au bord de la mer.
Les places étaient noires, et bien pavées, et les portes, Du côté de l’est et de l’ouest, hautes; et comme en hiver La forêt, dépérissaient les salles de palais, et les porches, Et les colonnades de belvéder.
C'était (tu dois bien t’en souvenir) c'était aux plus beaux jours de ton adolescence.
Dans la cité au bord de la mer, la cape et la dague lourdes
De pierres jaunes, et sur ton chapeau des plumes de perroquets, Tu t’en venais, devisant telles bourdes,
Tu t’en venais entre tes deux laquais
Si bouffis et tant sots — en vérité, des happelourdes! —
Dans la cité au bord de la mer tu t’en venais et tu vaguais Parmi de grands vieillards qui travaillaient aux felouques,
Le long des môles et des quais.
C'était (tu dois bien t'en souvenir) c'était aux plus beaux jours de ton adolescence.
Et ce radotage continue encore ainsi pendant huit strophes, et nous trouvons à chaque ligne les signes caractéristiques du langage des débiles, tels que les relève Sollier dans sa Psychologie de l'Idiot et de l'Imbécile : le rabâchage des mêmes expressions, l’incohérence de