‹ Dégénerescence (volume 3)Chapitre 55 sur 57 · Legrain, op. cit., p · texte numérisé non relu

Legrain, op. cit., p

maladifs ‘. Legrand du Saulle ? et Morel * décrivent cet état de crainte vague non fondée et forment pour lui le mot assez peu heureux de « panophobie ». Magnan le nomme plus exactement « anxiomanie », folie angoissante, et le considère comme un stigmate très habituel de la dégénérescence. La folie angoissante est une erreur de la conscience qui est remplie de représentations de crainte et en place la cause dans le monde extérieur, tandis qu’en réalité elles sont produites par des processus pathologiques se passant dans l’intimité des organes. Le malade se sent oppressé et inquiet, et il impute aux phénomènes qui l'entourent un aspect menaçant et sinistre pour s’expliquer à lui-même sa terreur dont la cause lui échappe, parce qu'elle à ses racines dans l'inconscient.

Si nous avons vu en Maurice Rollinat le poète de l’anxiomanie, nous allons voir en un autre écrivain dont le nom, dans ces deux dernières années, s'est répandu au loin, le Belge Maurice Mæterlinck, un exemple du mysticisme devenu absolument enfantin et idiotement incohérent. C’est surtout dans ses poésies que son état d'esprit se révèle de la manière la plus caractéristique ‘. Empruntons-leur quelques citations.

Voici la première pièce du recueil :

0 serre au milieu des forêts!

Et vos portes à jamais closes!

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