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Sur la Généalogie de la Morale, p

comme superstition, sont d’autant plus extraordinaires, que toute la philosophie de Nietzsche, si l’on peut nommer ainsi ses éjaculations, a seulement pour fondement le « moi », reconnaît le « moi » comme la seule chose justifiée, voire la seule existante !

Une contradiction plus destructive que celle-ci, nous ne la trouverons pas, il est vrai, dans toute l’œuvre de Nietzsche; mais il nous faut encore indiquer par quelques exemples comment les oppositions s’anéantissant les unes les autres sont placées dans son esprit les unes immédiatement à côté des autres.

Gomme nous l’avons vu, le dernier mot de sa sagesse est : « Rien n’est vrai, tout est permis! ». « Au fond, j’éprouve du dégoût pour toutes ces morales qui disent : Ne fais pas cela! Renonce! Triomphe de toi! ». « Domination de soi-même : ces professeurs de morale qui ordonnent à l’homme de se mettre sous sa propre puissance, amènent ainsi sur lui une étrange maladie 1 ». Et à présent, que Ton apprécie ces phrases : « Par d’heureuses coutumes matrimoniales, la force et le plaisir de volonté, la volonté de se dominer soi-même, sont toujours en accroissement ». « L’ascétisme et le puritanisme sont des moyens presque indispensables d’éducation et d’ennoblissement, quand une race veut triompher de son origine dans la plèbe et lutter pour s’élever un jour à la domination ». « Le côté essentiel et inappréciable de chaque morale, c’est qu'elle est une longue contrainte 2 ».

La caractéristique du « surhomme », c’est qu’il veut

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