‹ Dégénérescence mentale et hystérieChapitre 17 sur 50 · PIÈCE JUSTIFICATIVE N° XIV · texte numérisé non relu

PIÈCE JUSTIFICATIVE N° XIV

Je te l'avoue avec franchise, j'aurais sacrifié les sentiments d'amour et d'amitié qui me donnaient à toi si je n'avais eu la certitude que mon ambition eût été remplie... Je te voyais avant deux ans colonel.

(Lettre de Madame LEvaILLanT à son mari dégradé parce que voleur.)

PIÈCE JUSTIFICATIVE N° XV Comme un autre Pygmalion {tu veux échauffer ta statue de neige : mais prends garde, Je la glacerai tout à fait, ta poupée de neige. Avec l'aide de la Sainte-Vierge, je la tuerai ; je te tuerai ensuite ; puis après je me luerai.

En attendant, que Dieu te garde !

Catalina de Viariza.

PIÈCE JUSTIFICATIVE N° XVI Lettre.

Eh bien tant pis! dussè-je me repentir, il faut que je t'écrive. Il est

au htdepuis quatre jours. Il lutte ; il prend des émétiques. La provision est à moitié épuisée.

Les nausées sont constantes. Il rend immédiatement ce qu'il mange et ne peut boire que de la limonade.

Je suis exténuée. J'ai peur de ne pas aller jusqu'au bout. Envoiemoi le poison par colis postal. Cache-le bien surtout. Pour plus de sûreté, tu pourrais le mettre dans quatre ou cinq chaussons d'enfant.

Hâte toi surtout, car je maigris et suis bien malade.

Ecrit dans sa prison.

Non, non, je n'ai point agi de mon libre arbitre, j'ai obéi aux ordres que me donnait l'homme que j'ai aimé ; ces ordres impératifs sont encore réitérés dans les dernières lettres arrivées depuis mon arrestation.

Pendant une année entière, j'ai lutté contre la force qui me maitrisait. N'avais-je pas sous la main ce terrible eyanure ? Et qui saura le nombre de fois où, après avoir juré d'en finir, je reposais le flacon saisi d'une main décidée à obéir !

(Hélène Danicorr, femme Weiss.)

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