‹ Dégénérescence mentale et hystérieChapitre 36 sur 50 · PIÈCE JUSTIFICATIVE N° XXVII · texte numérisé non relu

PIÈCE JUSTIFICATIVE N° XXVII

liapport médico-léqal sur l’état mental de la nommée D..., veuve X..., par M. Le D E. Renaudin, directeur de l'asile de Maréville, membre correspondant de la Sociélé médico-psychologique.

La nommée D... s'était fait depuis longtemps une fort mauvaise réputation dans son village. Un jour, elle déroba une poule à un voisin. Plainte fut portée, et, dans le cours de l'instruction, elle fut accusée d’avoir empoisonné son mari. Pendant que la justice poursuit ses investigations sur ce fait, D... se livre, dans la prison, à des excentricités qui donnent lieu de supposer qu'elle est atteinte d'aliénation mentale. Ce fut pour ce motif qu'elle fut soumise à notre examen.

Je soussigné Louis-Francois-Émile Renaudin, docteur ès sciences et en médecine, directeur de l'asile public de Maréville, commis par ordonnance de M. C..., président de la cour d'assises de la Meurthe, pour le deuxième trimestre de 1858, à l'effet d'examiner la nommée X..., après avoir prêté, entre les mains de M. le conseiller, le serment prescrit par l’article 44 du code d'instruction criminelle et observé avec une scrupuleuse attention la prévenue susdénommée, ai rédigé le rapport ci-après, dont les conclusions, déduites d'abord de l'observation directe, ont été en outre corroborées par les renseignements commémoratifs qu'a fournis la procédure.

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