SYMPTOMES
Etudier la symptomatologie des tumeurs fibreuses de l'ovaire en voie de dégénérescence maligne revient presque à étudier celle des fibro-myomes purs. Nous verrons, en effet, que ce n’est que tardivement que quelques signes suspects apparaissent. Encore peut-on prétendre, et c'est à cette opinion que nous nous rallierons, qu'aucun symptème n’est vraiment caractéristique de la dégénérescence maligne. :
Début. — Ce n’est pas à sa naissance que le fibrome de l'ovaire dégénère. Son début est par conséquent insidieux, indolore. L’ascite, à cette période, est un symptôme rare. Nous aurons à parler de cette observation où l'abondance de l’ascite, dès le début de la maladie, fit errer le diagnostic et fit penser à une affection hépatique (Obs. 1).
L'on observe soit des métrorragies, soit de l’aménorrhée. Quant à l’état général, il demeure excellent. Peut-être observe-t-on parfois un peu d’amaigrissement, mais nombreuses sont les malades dont les forces demeurent inlactes. Cette période de début est donc caractérisée par une tolérance absolue, par le silence de tous les symptômes.
BEUZART ?
EMior—
Période d'état. — Cette période de tolérance a une durée plus ou moins longue dans les fibro-myomes purs. Elle peut durer dix ans (Terrihafy. Journal de méd. et chirurgie de Bruxelles, 1885) et même plus. Souvent elle dure moins (cinq ans, deux ans, dans deux observations de Picqué). Dans les fibromes qui doivent dégénérer, cette période de latence n’est pas raccourcie. Alexandrow a récemment publié un cas de dégénérescence sarcomateuse d’un fibrome de l'ovaire qui a évolué dans les condilions suivantes : Il s’agit d’une femme ménopausée depuis dix äns, qui portdit déjà à vétte époque un fibromie qu'on avait diagnostiqué et qui, däns toute cette longué période, dé la fit pas souffrir.
La malade de Nitaise, doht la tuteur est suspecte au point dé vue dégétiérescenicé portait sa tuteur depuis 1868 et ne se fil opérer qu'en 1881. Les fibromes voués à là dégénérescence sdrcomateuse ne le sont donc pas à bref délai et péuvent évoluer silencieusement pendänt longtemps, toùt cointiie ceux qui réstent histologiquement bénins. Cëéla d'a rien d'étonnätit lorsque l’on pense que le särcôthe lui-même peut rester latenñt pendänt plus de dix ans. Il y 4 peut-être là üñe question d'âge. Le néoplasme évolue moins vite chez les femmes âgées, tout comme le sarcome Qui tue d'autant thoins vite que la femmé est moins jeune.
Noùs voici donc arrivés à la période d'état. Nous allons passer en revue l'uñ äprès l’autre tous les symptômes qui caractérisent le fibrome pur à cette période, et nous nous demanderons s’ils sont modifiés du fait de la dégénérescence sarcomateuse de la tumeur.