‹ Dégénérescence, Volume 1Chapitre 47 sur 60 · LE CULTE DE · texte numérisé non relu

LE CULTE DE

pôle de sa pensée. Qu'on li sage de L'Œuvre d'art de à exposer les rapports réci de la musique et de la pc ravissante ronde des museï plus nobles, de Thomme arl maintenant toutes trois en!

nuque dans les bras Tune tantôt celle-là isolément, ( sa belle forme en pleine i Tentrelacement et ne tou extrême des doigts les mai ravie de la vue de la doi vigoureusement entrelacée deux, transportées par le cl air plein de soumission, pc en une, poitrine contre p( bres, dans un ardent baise voluptueusement vivante, la joie et le mariage de Ta Das Lieben und Lebeuj mots caractéristiques). Ici fil de sa démonstration, il et s'arrête en jouissant à dansantes apparues à son concupiscence lascive les c mouvements excitants.

La sensualité éhontée q matiques a frappé tous ses « sensualité bestiale » de

Max Nordau. — Dégénérescenc

fried : « Les accents exailés d'une sensualité insatiable et brûlante jusqu'à rextrême, ces râles de rut, ces gémissements, ces cris et ces affaissements si affectionnés par Wagner, produisent une impression répugnante. Le texte de ces scènes d'amour devient parfois, dans son exubérance, un pur non-sens * ». Qu'on lise au premier acte de La Valkyrie *, dans la scène entre Siegmund et Sieglinde, les indications de jeu : « Interrompant ardemment », « il la saisit avec une ardeur brûlante », « dans un doux transport », « elle se suspend ravie à son cou », « les yeux dans ses yeux », « hors de lui », « au comble de Tivresse », etc. A la fin, il est dit : « Le rideau tombe vite », et des critiques légers n'ont pas manqué ce trait d'esprit facile : « C'est très nécessaire ». Les lamentations, les glapissements et les fureurs amoureuses de Tristan et Iseult, tout le second acte de Parsifal entre le héros et les filles-fleurs, puis entre le même et Kundry, dans le jardin enchanté de Klingsor, s'ajoutent dignement à ces endroits. Cela fait vraiment grand honneur à la moralité du peuple allemand, que les opéras de Wagner aient pu être représentés publiquement sans provoquer le plus profond scandale. Combien innocentes doivent être les femmes et les jeunes filles qui sont en état de regarder ces pièces sans rougir jusqu'aux cheveux, ni, de honte, se réfugier sous terre! Combien innocents sont eux-mêmes les maris et les pères qui permettent à leurs femmes et à leurs filles d'assister à ces représentations de scènes de

1. Edouard Hanslick, Stations musicales. Berlin, 1880, p. 220 et

2. Richard Wagner, Écrits et Poèmes complets, t. VI, p. 3 et sqq.

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