‹ Dégénérescence, Volume 1Chapitre 48 sur 60 · LE CULTE DE RI · texte numérisé non relu

LE CULTE DE RI

lupanar! Évidemment, les drames de Wagner ne voien aux attitudes de ses figures çonner quels sentiments leî déterminent leurs paroles, 1 explique la candeur paisible des scènes dramatiques où, e personne n'oserait lever les pourrait supporter son regar L'excitation amoureuse n ture qu'en fait Wagner, la fc amants se comportent dans enragés qui se roulent, ave( sur une racine de valériane, du poète, que connaissent C'est une forme du sadisme ; qui dans le transport sexuel ( Wagner est atteint de la « natures grossières des assass

1. Dans un livre sur la dégé d'éviter complètement le terrain sèment les phénomènes les plus pants relatifs à ce sujet. Mais je que je puis sur ce point, et veux ment encore, quant à la caracl Wagner, un travail clinique, celu (Vuxoriclde et de libéricide suivis de Vanthropologie criminelle, t.

folie erotique), dit Aubry, se ca sance inconcevable au moment c note ajoutée au rapport d'Aubn tique, — un professeur de mathéi sur sa femme et ses enfants, on lement et à tous des choses que secrètes, disait que son mari était sexuel ». Voir aussi Bail, La Folie

dégénérés supérieurs des œuvres telles que La Valkyrie^ SiegfHedn Tristan et IseuU.

Non seulement le fond de ses écrits, mais déjà la forr::e extérieure de ceux-ci montre en Wagner un graphomane. Le lecteur a pu voir par nos citations à quel abus des mots en italiques Wagner se livre. Parfois il fait composer des demi-pages en lettres espacées. Ce phénomène est expressément constaté par Lombroso chez les graphomanes *. Il s'explique suffisamment par la particularité, souvent exposée ici, de la pensée mystique. Aucune forme de langage que le dégénéré mystique peut donner à ses spectres de pensée ne parvient à le satisfaire ; il a toujours la conscience que les phrases qu'il écrit n'expriment pas les faits confus se passant dans son cerveau, et comme il doit désespérer de les traduire par des mots, il cherche, à l'aide de points d'exclamation, de traits suspensifs, de points et de blancs, à faire entrer mystiquement dans ce qu'il écrit plus de choses que les mots n'en peuvent dire.

Une autre particularité des graphomanes (et des imbéciles), le penchant irrésistible aux jeux de mots, est développée à un haut degré chez Wagner. Voyons-en quelques exemples empruntés à L'Œuvre d'art de V avenir (P. 56) : « Ainsi l'art musical acquiert par le son devenu langage... sa plus haute satisfaction en même temps que sa hauteur la plus satisfaisante ». {Ihre hôchste Befriedigung zugleich mit ihrer befriedigendsten Erhôhdng). (P. 91) : « Comme un second Prométhée qui, d'argile [aus Thon), formait des hommes, Beethoven avait tenté de les former

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