‹ DeïdamiaChapitre 38 sur 49 · ACTE II, SCENE VI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE VI

Je romprai le fïlec aux invisibles mailles

Où le cruel Amour le tient captif. Alors

Tremble, ta gloire ancienne et tes espoirs sont morts !

Avec lui le divin héros sur les nefs noires

Amènera le chœur palpitant des Victoires,

Et leurs ailes battront dans le souffle du vent;

L'Epouvante et l'Horreur sur son casque mouvant

Frissonneront, hurlant d'une voix inconnue,

Car Athène, pareille à l'éclair de la nue

Qui de l'orage noir s'élance vif et prompt,

Volera, furieuse, au-dessus de son front ;

Et les Dardaniens sentiront leur désastre

Naître et grandir, lorsqu'ils verront, ainsi qu'un astre,

Dans le combat ardent, sombre et démesuré,

Ses armes resplendir sous le ciel azuré !

Ulysse et Diomède entrent dans le palais. Le rideau tombe.

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