THÉTIS, ACHILLE
ACHILLE, continuant.
Quoi donc ! moi donc les premiers jeux Furent de terrasser, dans les antres neigeux, Des louves, et qui fus instruit par le centaure A taire voir mes bras tout sanglants à l'aurore ! Moi qui perçais les ours de mes flèches d'airain! Moi qui sous le grand ciel redoucable et serein , Dans mes deux mains d'entant encor toutes petites Emportais, pour jouer, les maisons des Lapithes, Et qui pour rafraîchir mes yeux jamais lassés, Baignais mon large iront dans les fleuves glacés, Je me résoudrais, moi que le carnage affame, A porter lâchement des parures de femme ! Héros, je descendrais à des calculs si bas ! Tu me veux, disais-tu, garder pour les combats? Une telle prudence, o Reine, est trop subtile,