‹ Déisme et ChristianismeChapitre 12 sur 36 · livre · texte numérisé non relu

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Dans la narration évangélique, l'historien prend successivement chaque fait, le soumet à un contrôle sévère, et ne l'abandonne que lorsqu'il l'a vérifié dans la Umite du possible. On a beaucoup crié contre M. Renan; on a couvert M. Strauss d'injures et d'outrages ; peut-être s'est-on trop pressé. Je ne serais pas surpris que l' Histoire de Jésus ^ ce volume si clair, si honnête, si logique, ne fût celui

aiMiuel les dévots réserveront en définitive toutes leurs fureurs, et l'on m'étonnerait faiblement en m'apprenant que M. Peyrat est l'Antéchrist. Je reconmiande expressément à mes lecteurs, comme des modèles de discussion serrée et loyale, les chapitres sur la Virginité de Marie ^ les Mages y rEn* fonce de Jésus ^ les trois Morts ressuscites^ le Procès et la Mort de Jésus. L'auteur a eu Tart d'y résumer, d'y condenser on ne peut plus heureusement, des objections nombreuses, multiples et très-délicates.

Qu'on me permette, relativement à la teneur, au ton et à ce que, faute de mieux, je nommerai l'attitude morale de ce livre, une dernière et importante remarque. J'espère qu'en y réfléchissant les timorés consentiront à ne point s'en scandaliser. Voici cette remai'que :

D'un bout à l'autre de son Histoire de JésuSy iM. Peyrat, malgré le procédé très-net et exclusivement critique adopté pai* lui, procédé qui cousiste à mettre en saillie et eu évidence les contradictions choquantes dont fourmille le Nouveau Testament, a su rester parfaitement sérieux. On chercherait vainement dans son ouvrage, aussi bien

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