‹ Déisme et ChristianismeChapitre 7 sur 36 · XX PRÉFACE · texte numérisé non relu

XX PRÉFACE

|)eiiseur original qui procède de Descartes en toute indépendance et qui, aux effusions mystiques, préfère, comme preuves , les raisonnements d^une dialectique serrée qu'il serait singulièrement difficile de prendre en défaut.

Quelle que soit la route, la méthode par laquelle on s'y élève, qu'on ait recours à la logique ou au sentiment, que que Ton suive Roussean, Descartes, Leibnitz, ou Jésus de iVazareth, l'idée de Dieu, cela est certain, l'idée d'un Dieu personnel, en communication directe et naturelle avec l'humanité, est de plus en plus le point, le centre, le sommet vers lequel se tournent et se dirigent l'esprit actif, l'âme inquiète de nos contemporains. Du sein de la silencieuse méditation philosophique, comme du milieu des âpres discussions entre théologiens, une pensée se dégage et s'exhale, une vérité s'échappe et rayonne : l'affirmation antimythologique qui implique nécessairement l'écart, le rejet absolu des intermédiaires. C'est pour rendre témoignage à cette vérité, pour la placer à son rang et dans tout son jour, que ce livre a été écrit, c'est par là qu'il est décidément en progrès sur La Piété au XIX® siècle.

On parle toujours de l'œuvre de destruction commencée par le xviir siècle et poursuivie par le nôtre. Aujourd'hui, dans l'ordre spirituel et religieux du moins, cette œuvre est terminée. Les bons esprits, et ils sont plus nombreux

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