‹ Déjanire; tragédie lyriqueChapitre 6 sur 27 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Le gynécée. Une salle donnant sur dos jardins.

10 LE, avec ses femmes.

Ce n'est pas comme vous les temples en ruines,

Ni les palais déserts, Ni les guerriers tombés sous le fer, que je pleure,

Ni notre orgueil blessé !

C'est mon père égorgé! C'est moi-même livrée A de brutales mains !

C'est tout espoir brisé!

Pourquoi les dieux, prenant en pitié ma détresse

Ne font-ils pas de moi Au bord de l'Éridan, une sœur gémissante

Des sœurs de Phaéton?

Que ne me jettent-ils dans les flots de Sicile,

Où dans le bleu des nuits, Sirène, je ferais monter mes longues plaintes

Vers le ciel étoile !

Que ne m'emportent-ils aux forêts de la Thrace

Où toute à ma douleur, Ainsi que Philomèle, au murmure des cbènes Je mêlerais mes chants !

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