‹ Delacroix, raconté par lui-même (volume 2)Chapitre 13 sur 29 · LA MALADIE DE 1857. LE SALON DE · texte numérisé non relu

LA MALADIE DE 1857. LE SALON DE

L’ACLIÈVEMENT DE LA CHAPELLE DE SAINT-SULPICE. LES DERNIÈRES ANNÉES. LA MORT (13 AOUT 1863).

L’indisposition à cause de laquelle le nouvel académicien s’est dispensé des visites d’usage est un mal tenace. Elle le cloue à la chambre et le rend incapable de tout travail pendant quelque chose comme trois mois. Le 5 mars 1857, écrivant à Dutilleux, il dit (') : «Je relève à peine d’une maladie qui, négligée dans le principe, me tient depuis près de trois mois hors de mon atelier. Il y a six semaines, le rhume que je négligeais est devenu une indisposition tout à fait sérieuse. Je suis depuis une quinzaine de jours en convalescence ; mais, je crains qu’elle ne soit longue... » Il ajoute : « Vous me parlez du Salon. Je m’étais flatté d’y mettre quelques tableaux, à la vérité de petite propor-

(i) Lettres^ tome II, p. 164.

tion. Mais, l’accident qui me retient hors de mon atelier ne me permettra probablement pas de les achever. Il est possible même que le contre-coup de tout cela soit la nécessité d’ajourner encore indéfiniment mes travaux de Saint-Sulpice. » Nous avons affaire à un homme sérieusement atteint, qui lutte avec peine pour reprendre le dessus. Sous la date du 17 mars, nous lisons dans son Journal (‘) : « Je suis sorti hier avec Jenny pour la première fois. Il faisait du soleil. J’ai renoncé à aller vers la place d’Europe : le vent venait de ce côté. Je suis descendu, revenu par les rues, fatigué ; mais, cette course m’a donné des forces. » Si le pinceau lui est momentanément tombé des mains, sa plume de théoricien, acharnée à disserter sur l’esthétique, a profité de cette halte imposée à son essor pictural pour embrasser une vaste carrière et ébaucher l’œuvre colossale que serait un dictionnaire des Beaux-Arts. Son agenda s’est couvert à cet effet de notes et d’aperçus personnels enregistrés sous les rubriques les plus variées, avec renvois aux idées jetées déjà sur le papier dans des agendas antérieurs. Un projet de préface, recueilli par son premier historiographe, tend à justifier la forme de dictionnaire, adoptée pour la présentation de considérations entre lesquelles il lui semble oiseux d’établir un lien factice. Il y est dit (2) : « Ce petit recueil est l’ouvrage d’un seul homme, qui a passé toute sa vie à s’occuper de peinture. Il ne peut donc prétendre qu’à donner sur chaque objet le peu de lumière qu’il a pu acquérir, et encore ne donnera-t-il que des informations toutes personnelles. L’idée de faire un livre l’a effrayé. Il faut un grand talent de composition pour ne mettre dans un livre que ce qu’il faut, et pour y mettre tout ce qu’il faut... Il lui a semblé qu’un dictionnaire n’était pas un livre, même quand il était tout entier de la même main. Chaque article séparé ressort

(2) Eugène Delacroix, sa vie et ses œuvres, p. 433.

mieux et laisse plus de trace dans l’esprit... Point de transitions nécessaires. L’auteur ose à peine avouer que sa paresse a été favorisée par cette manière de procéder. Artiste lui-même, plus habitué à manier les outils de son art que la plume, il a jeté des notes, non pas à la légère ni sans souci de leur portée, mais uniquement dans l’intention de communiquer les idées qu’il s’est faites sur quelques parties importantes des arts ; seulement, en se dispensant du travail nécessaire pour fondre ces différentes parties dans un travail suivi, ayant un commencement et une fin. » Delacroix reconnaissait d’avance le caractère forcément subjectif de son entreprise : « Des hommes de génie faisant un dictionnaire ne s’entendraient pas. En revanche, si vous aviez de chacun d’eux un recueil de leurs observations particulières, quel dictionnaire ne composerait-on pas avec de semblables matériaux b) ?» Il nous suffirait, en ce qui concerne la tâche qui se poursuit dans notre livre, de posséder, sous une forme définitive, ses « observations » à lui. Malheureusement, les circonstances ne l’ont pas conduit à parfaire son œuvre. Son dictionnaire est resté à l’état d’ébauche.

S’il l’avait entrepris, c’est qu’il considérait comme un devoir pour un homme dans sa situation de défendre ex professa les doctrines qui lui tenaient au cœur. « La plupart des livres sur les arts, écrivait-il un jour(^), sont faits par des gens qui ne sont pas artistes. De là tant de fausses notions et de jugements portés au hasard du caprice et de la prévention. Je crois fermement que tout homme qui a reçu une éducation libérale peut parler pertinemment d’un livre, mais pas d’un ouvrage de peinture ou de sculpture. » C’est aux peintres qu’il appartenait, selon lui, d’écrire sur la peinture. Combien il eût été intéressant et profitable de le voir signaler son entrée à l’Institut par la

(1) Journal^ tome III, p. 224.

publication didactique qu’il avait rêvée. Mais, il faut croire que le sujet n’était pas encore parvenu à son point de maturité. Faute de mieux, le besoin de raisonner sur son art inspirait à la plume qui avait signé les Questions sur le Beau, parues en 1854 dans la Revue des Deux Mondes , un nouvel article pour le même périodique, intitulé Des Variations du BeauV. Commencé en mai, à Cliamprosay, il était remis à Buloz au début de juin et paraissait dans le numéro du 15. Comme le titre l’indique, cette étude tendait à prouver qu’il n’existe pas de canon de la beauté, mais qu’elle se présente sous les formes les plus variables, suivant les conditions dans lesquelles elle se manifeste. C’est une apologie de la personnalité en matière d’art, dont la conclusion est (=) : « On dit d’un homme, pour le louer, qu’il est un homme unique : ne peut-on, sans paradoxe, affirmer que c’est cette singularité, cette personnalité qui nous enchante chez un grand poète ou chez un grand artiste; que cette face nouvelle des choses révélées par lui nous étonne autant qu’elle nous charme, et qu’elle produit dans notre âme la sensation du beau, indépendamment des autres révélations du beau qui sont devenues le patrimoine des esprits de tous les temps, et qui sont consacrées par une longue admiration .^ » Cet attrait souverain de la personnalité chez les grands artistes, Delacroix y revenait, en caractérisant les mérites particuliers de quelques-uns des plus éminents, dans un passage de ses notes pour son fameux dictionnaire, consacré à V Antique. « Les anciens, y disait-il 0), n’offrent point les exagérations ou incorrections des Michel- Ange, des Puget, des Corrège ; en revanche, le beau calme de ces belles figures n’éveille en rien cette partie de l’imagination que les modernes intéressent par tant de points. Cette turbu-

(1) Reproduit dans Eugène Delacroix, sa vie et ses œuvres, p. 343.

(2) Ibid., p. 361.

(3) Journal, tome III, p. 957.

lence sombre de Michel-Ange, ce je ne sais quoi de mystérieux et d’agrandi qui passionne son moindre ouvrage ; cette grâce noble et pénétrante, cet attrait irrésistible du Corrège; la profonde expression et la fougue de Rubens; le vague, la magie, le dessin expressif de Rembrandt : tout cela est de nous, et les anciens ne s’en sont jamais doutés. »

La vieille querelle des Anciens et des Modernes, endormie depuis le xvii® siècle, se réveille entre le champion malgré lui du romantisme et ses antagonistes de l’école qui tend à accaparer le monopole de la tradition classique. A propos du mot classique, on lit encore, dans la matière du dictionnaire en préparation (') : « Beaucoup de gens ne séparent pas l’idée de froideur de celle de classique. Il est vrai qu’un bon nombre d’artistes se figurent qu’ils sont classiques parce qu’ils sont froids. Par une raison analogue, il y en a qui se croient de la chaleur parce qu’on les appelle des romantiques. La vraie chaleur est celle qui consiste à émouvoir le spectateur. » Sous la même rubrique, le raisonneur examine le cas de Racine, dont il ne lui déplaît pas d’invoquer le parrainage artistique. « Racine, écrit-il, était un romantique pour les gens de son temps. Pour tous les temps, il est classique, c’est-à-dire parfait. Le respect de la tradition n’est que l’observation des lois du goût, sans lesquelles aucune tradition ne serait durable. » L’âge a peu à peu détaché l’interprète de Byron, de Walter Scott, de Shakespeare et de Gœthe des littératures étrangères, qui ont si brillamment inspiré son œuvre et qui furent l’aliment poétique de sa jeunesse rêveuse. Dans un article de son lexique artistique consacré au terrible, il se préparait à dire (û ; « La sensation du terrible et encore moins celle de Vhorrible ne peuvent se supporter longtemps. Il en est de même du surnaturel. Je lis depuis quelque temps une his-

(i) Journal, tome III, p. 218.

{2) Journal, tome III, p. 23^.

toire d’Edgard Poë, qui est celle de naufragés qui sont pendant cinquante pages dans la position la plus horrible et la plus désespérée : rien n’est plus ennuyeux. On reconnaît le mauvais goût des étrangers. Les Anglais, les Allemands, tous ces peuples anti-latins, n’ont pas de littérature, parce qu’ils n’ont aucune idée du goût et de la mesure. Ils vous assomment avec la situation la plus intéressante. » Ces lignes sont significatives de l’évolution qui s’est opérée dans l’esprit de l’artiste depuis l’âge de Faust^ de Macbeth^ de Sardanapale et de V Évêque de Liège. La froide raison le conduit à sacrifier ses idoles d’antan à une conception épurée de l’art. Et cependant, quelque chose lui dit que le génie veut ses coudées franches et que Shakespeare ou Beethoven s’imposent par des qualités différentes de celles qui font la grandeur de Racine ou de Mozart. Si bien qu’à propos de ces maîtres moins classiques d’apparence que leurs émules, il se demandera (') : « La disproportion serait-elle une des conditions de l’admiration ? Si, d’une part, Mozart, Cimarosa, Racine étonnent moins, par suite de l’admirable proportion de leurs ouvrages, Shakespeare, Michel-Ange, Beethoven ne devront-ils pas une partie de leur effet à une cause opposée ? » Et la réponse sera : «Je le crois, pour mon compte. »

Le i8 mai 1857, étant à Champrosay, le malade, enfin débarrassé des misères physiques qui l’ont trop longtemps écarté de son chevalet écrit avec joie sur son agenda \ «Repris enfin la peinture après plus de quatre mois et demi. J’ai débuté par le Saint- Jean et Hérodiade que je fais pour Robert, de Sèvres Travaillé avec plaisir toute la matinée. » La veille, il s’était rendu à Paris, appelé par un rendez-vous avec le financier Solar, qui attendait de lui de la peinture pour décorer

(1) Passage inédit du Journal (année 1857, 16 novembre).

(2) Journal, tome III, p. 374.

une demeure fastueuse qu’il se préparait (’). Il s’était rencontré avec l’architecte du client en même temps qu’avec Barye, convié à mettre aussi son talent au service du sire. Mais, l’affaire n’était pas destinée à aboutir, et je ne connais pas de suite à ce conciliabule. En sortant du rendez-vous, Delacroix avait « déjeûné prosaïquement dans un café borgne, au coin de la rue d’Aumale »; puis, repris l’omnibus de la gare de Lyon. «Voyage agréable, notait-il le soir : beau temps. Je jouis de toute cette nature comme si j’étais jeune. J’étais en santé : c’est presque la même chose. » Cependant, à Paris, il avait eu le chagrin de recueillir de mauvaises nouvelles de son ami Vieillard, dont la santé inspirait de graves inquiétudes. L’ancien commensal de la reine Hortense s’éteignait le lendemain b). Son camarade de Champrosay l’apprenait le mercredi 20 au matin, par un mot de M"'® de Lorget. Toute la journée, pendant son travail, cette lugubre pensée hantait son esprit. Elle ne le quittait pas le soir après dîner, pendant une promenade en forêt qu’il s’offrait avec « sa pauvre Jenny », aussi fragile que lui-même; et sa tendresse pour cette fidèle compagne lui faisait écrire 0) : « La mort du pauvre ami Vieillard m’afflige encore plus en pensant que je peux perdre cette amie, qui me touche bien autrement. » Sa propre santé se montrait encore bien chancelante. Il songeait à passer l’hiver dans un climat tempéré et, en prévision de cet exode, il mettait en note (h : «Il faut, si je vais à Cannes ou ailleurs, me faire une bibliothèque portative des principaux bons ouvrages : La Bruyère, Montaigne, etc. » Ce qui le poussait à cette résolution de valétudinaire aux abois, c’étaient de

(1) Passage inédit du Journal (année 1857, 17 mai).

(2) Journal^ tome III, p. 275.

(3) Passage inédit du Journal (année 1857, 20 mai).

(4) Passage inédit du Journal (année 1837, 18 juin).

perpétuels accès de fièvre, dont ses forces sortaient épuisées. Il avait beau changer de médecin ; la maladie ne lâchait pas sa proie. Entre temps, il décidait de déménager et, le 2 juin('), nous le voyons préparant son installation dans un immeuble situé au 6 de la rue de Furstenberg, où il plantera ses pénates à la fin de l’année. Ce jour-là, étant passé chez Haro, il y a rencontré Ingres (2). L’entrevue ne s’est pas ressentie de leurs dissentiments, et son journal que son confrère s’est

montré « très cordial et très bien ».

Plombières est au programme pour le mois d’août. Avant sa cure, le voyageur a été faire une petite visite à son cousin de Strasbourg 0) ; Jenny, qui doit prendre les eaux aussi pour son compte, l’a rejoint à Nancy ù). H a profité de son passage par cette ville pour revoir, au Musée, sa fameuse Bataille d’antan, « placée trop haut et privée de lumière » ; mais qui, telle quelle, ne lui a « pas déplu ». Quant à la saison elle-même de Plombières, elle lui suggère d’excellents souvenirs. Il a fait, dans ce séjour, de charmantes promenades, et son imagination y a évoqué des lieux chers à son cœur : la Touraine, Croze, etc. (5) L’avant-veille de son départ, son agenda nous invite à le suivre dans l’église du pays, où sa rêverie s’est plu à faire une station (^).

2g août. — Fait mes adieux à l’église de Plombières. J’aime beaucoup les églises. J’aime à y rester presque seul, à m’asseoir sur un banc, et je reste là dans une bonne rêverie. On veut en faire une neuve dans ce pays-ci. Si je reviens à Plombières quand elle sera construite, je n’y entrerai

(1) Journal, tome III, p. 275.

(2) Passage inédit du Journal (année 1857, 2 juin).

(3) Journal, tome III, p. 277.

(4) Journal, tome III, p. 278.

(5) Journal, tome III, p. 284.

(6) Journal, tome III, p. 285.

pas souvent. C’est l’ancienneté qui les rend vénérables. 11 semble qu’elles sont tapissées de tous les vœux que les cœurs souffrants y ont exhalés vers le Ciel. Qui peut les remplacer, ces inscriptions, ces ex-voto, ce pavé formé de pierres tumulaires effacées, ces autels, ces degrés usés par les pas et les genoux des générations qui ont souffert là, et sur lesquelles l’antique Église a murmuré les dernières prières? Bref, je préfère la plus petite église de village comme le temps l’a faite à Saint-Ouen de Rouen restauré, ce Saint-Ouen si majestueux, si sombre, si sublime dans son obscurité d’autrefois, qui est aujourd’hui tout brillant de ses grattages, de ses vitraux neufs, etc.

A part une quinzaine passée à Augerville ('), point de fugue cette année-là en automne. Delacroix est tout entier à son déménagement. Peu à peu, ses meubles et ses toiles ont émigré de l’autre côté de l’eau, dans son nouveau logis. Le 20 décembre, il a passé sa journée à peindre dans un atelier entièrement vide » ; cette séance d’adieu aux lieux où tant de souvenirs l’attachent lui suggère une touchante page, empreinte de l’émotion du départ (ù.

... L’atelier est entièrement vide. Qui le croirait? Ce lieu qui m’a vu entouré de peintures de toutes sortes et de plusieurs qui me réjouissaient par leur variété et qui, chacune, éveillaient un souvenir ou une émotion, me plaît encore dans la solitude. Il semble qu’il soit doublé. J’ai là-dedans une dizaine de petits tableaux que je prends plaisir à finir. Sitôt que je suis levé, je monte à la hâte, prenant à peine le temps de me peigner; j’y demeure jusqu’à la nuit, sans un seul moment de vide ou de regret pour les distractions que les visites, ou ce qu’on appelle les plaisirs peuvent donner. Mon ambition est enfermée dans ces murs. Je jouis des derniers instants qui me restent pour me voir encore dans ce lieu qui m’a vu tant d’années, et danslequel s’est passée en grande partie la dernière période de mon arrière-jeunesse. Je parle ainsi de moi, parce que, quoique dans un âge avancé de la vie, mon imagination et un je ne sais quoi me font sentir

(1) Journal, tome III, p. 392.

(2) Journal, tome III, p. 300.

des mouvements, des élans, des aspirations qui se sentent encore des belles années... Je ne puis quitter sans une vive émotion ces humbles lieux, où j’ai été tantôt triste et tantôt joyeux pendant tant d’années.

Le travail en camp volant dans cet atelier plein de souvenirs, qu’il va falloir se décider à quitter, se poursuit jusqu’au 28 décembre. Ce jour-là, Delacroix donnait encore quelques coups de pinceaux le matin, rue Notre-Dame-de-Lorette, à un souvenir du Maroc représentant des Chevaux en train de se battre dans leur écurie (Fig. ; le soir, il couche rue de Fursten-

berg. Le réveil du lendemain ne se ressent pas trop de l’attache brisée. « Mon logement, écrit-il (=), est décidément charmant. J’ai eu un peu de mélancolie après dîner de me trouver transplanté : je me suis peu à peu réconcilié et me suis couché enchanté. Réveillé le lendemain en voyant le soleil le plus joyeux sur les maisons qui sont en face de ma fenêtre. La vue de mon petit jardin et l’aspect riant de mon atelier me causent toujours un sentiment de plaisir. » Une lettre, adressée à Soulier par son ami le 15 janvier 1858 0), reflète la même satisfaction. « En somme, dit-elle, à part l’inconvénient, si c’en est un, d’abandonner le quartier de la mode, je trouve ici des conditions assez séduisantes pour un solitaire : de grands appartements, dont j’ai toujours raffolé, un loyer moindre, et un jardinet pour faire un petit exercice modéré sans aller dans la rue dans les intervalles de mon travail. » On lit en post-scriptum : «Rue de Furstenberg, 6 : c’est tout près de notre chère rue Jacob, où nous avons eu de si bons moments. C’est ce que ce pauvre Leblond me disait l’autre jour. » L’homme reste fidèlement attaché à ses vieux souvenirs et à ses amitiés du début de la vie. Rien de plus touchant que la façon dont il exprime sa tendresse

(1) Ce tableau ne lut terminé qu’en 1860. La toile porte ce dernier millésime.

(2) Journal, tome III, p. 302.

(3) Lettres, tome II, p. 174.

Fig. 395. — Bataille de chevaux {i%6o).

Fig. 396. — Chasse aux lions (1858)

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