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hors du nid , on les laisse là , et on va en chertlier d'autres. Quand enfin toute la fourmilière est prévenue de l'apparition du soleil , on s'occupe des lui-ves et de* nymphes, et on s'empresse de les porter au-dessus du nid. Celles des femelles , l)eaucoup plus grandes et plus lourdes que celles des ouvrières et des mâles , ne se transportent pas sans peine à travers les passages étroits qui conduisent de l'intérieui' à l'extérieur; maison redouble d'ardeur, et elles arrivent comme les autres. Au bout d'un quart-d'heure environ, le soleil devenant trop chaud, on les reporte toutes dans des cases destinées à les recevoir, sous une couche de chaume qui modère la chaleur. Ces premiers devoirs remplis, les ouvrières se reposent un court moment ; les unes s'étendent au soleil , les autres se groupent et s'entassent, pendant qu'un bon nombre travaillent à la surface du nid ; d'autres rapportent les lances dans \'\n-
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térieur à mesure que le soleil baisse. Ennn, l'heure de les nourrir arrive : chaque fourmi s'approche et leur donne à manger. Quand les larves ont faim, elles demandent, comme les petits oiseaux en redressant le corps et cherchant avec leur bouche celles des ouvrières chargées de les nourrir. La fourmi écarte alors ses mandibules, et leur laisse prendre dans sa bouche les fluides qu'elles y cherchent. La fourmi ne borne pas sa sollicitude à ces soins; elle a sans cesse l'attention de passer sa langue et ses mandibules, sur le corps des larves, qu'elle rend ainsi d'une blancheur parfaite; et, vers l'époque de la transformation, elle tiraille la peau détendue et ramollie qui doit tomber. Avant de se dépouiller de cette peau, les larves se filent une coque de soie , cylindrique , allongée, d'un jaune pâle, très-lisse, et d'un tissu très-serré , où sous la forme de nymphes , elles se prépa-