XXXVIII. — 2. aesles — 5. neaumoins — contraingnit
de son arc... » Cf. encore le même ouvrage, p. 240. — Ronsard reprendra plusieurs fois le thème de ce dizain : ci' Odes, IV, xxxm : Amours diverses, xm, et chanson 11 (éd. Blanchemain, I, 379 et 380).
1. L. Hébreu, p. 293 : « Sophie. Vous voudriez donc que Cupido vous eust frappé avec le traict d'or & moy avec celuy de plomb. — Philon. Je ne le voudroye pas : mais je le voy : pour ce que vostre amour est désiré de moy plus que l'or, & le mien vous est plus pesant que le plomb. » — Ce dizain date de 1535 au plus tard. A cette date, on le trouve sous forme de huictain après l'Epirtre proemiale de la traduction que Scève avait donnée de la Deplourable fin île Flamete, élégante invention de Jeban.de Flores. . . Lyon, François Juste, 1535 (Musée Coti dé, à Chantilly, III, F, 66) :
Bien paindre sceut qui feit amour aveugle. Enfant, Archier, pasle, maigre, volaige, Car en tirant ses amants il aveugle, Et plus que enfants les faict mois de couraige. Pasles par cure, & maigres par grand raige, Plus inconstants que Pamphile au désert. Donc, ô lecteur, celluy n'est pas bien saige Qui pour aymer est de son sens désert.
Sous ce huitain on lit la devise de Scève : Souffrir se ouffrir.
A me fier en son erreur patente.
O combien peult ceste vertu latente De croire, & veoir le rebours clerement, Tant que pour vivre en si doubteuse attente, Je me deçoy trop vouluntairement '.
Par maint orage ay secouru fortune 2 Pour aflferrer ce Port tant désiré :
Et tant me fut l'heur, & l'heure importune, Qu'a peine j'ay jusques cy respiré.
Parquoy voyant, que mon bien aspiré Me menassoit & ruyne, & naufrage, [22]
Je fey carène attendant a l'umbrage, Que voile feit mon aveugle Nocher, Qui despuis vint surgir en telle plage, Qu'il me perdit, luy saulve, en ton rocher 3.