‹ Delie, object de plus haulte vertu;Chapitre 282 sur 372 · I. Cf. DeUCf diz · texte numérisé non relu

I. Cf. DeUCf diz

DELIE

Plus la verrois de pitié nonchalante :

Et je luy vy clers cristallins verser ^ Par Tune, & l'aultre estoille estincellante : Souspirs sortir de son ame bouillante : Mais je ne sçay par quelle occasion.

Fust de courroux, ou de compassion.

Je sentis tant ses pleurs a moy se joindre, Qu'en lieu d'oster mon altération, M'accreurent lors un aultre feu non moindre.

Amour plouroit, voire si tendrement 2, Qu'a larmoyer il esmeut ma Maistresse, Qui avec luy pleurant amèrement, Se distiloit en larmes de destresse.

Alors l'Enfant d'une esponge les presse, Et les reçoit : & sans vers moy se faindre, Voicy, dit il, pour ton ardeur estaindre : Et, ce disant, l'esponge me tendit.

CCCII. — Ce di'^^ain est cité par Thomas Sehilet dans son Art poétique françoys (1^48), Voici les variantes du texte de Sebilet (éd. GaifFe, p. m) : 2. larmoier il esmut — 4. distilloit — 1^44 et 1^64 portent la faute : l'armes

Page 1